Transformation alimentaire : un secteur essentiel qui nourrit le Québec
Paru le 27 février 2026
Derrière chaque aliment que nous consommons se trouve le travail de milliers de personnes. Avec plus de 70 000 travailleurs et travailleuses, l’industrie de la transformation alimentaire occupe une place centrale dans l’économie québécoise. Présente dans toutes les régions, elle transforme 70 % de la production agricole locale et contribue chaque jour à assurer une alimentation sécuritaire, accessible et de qualité pour la population.
Un secteur essentiel et diversifié
La transformation alimentaire répond à un besoin fondamental : nourrir le monde. Ce caractère essentiel se traduit par des emplois généralement stables et par une forte demande de main-d’œuvre. L’industrie regroupe neuf sous-secteurs, allant des produits laitiers à la boulangerie, en passant par la mouture de grains et les produits de viande. On compte environ 2 000 lieux de transformation répartis partout au Québec.
Contrairement à certaines perceptions, les profils de travailleurs recherchés sont très variés. Le secteur accueille autant des personnes attirées par le travail manuel que par la technologie, les sciences, le contrôle de la qualité ou la gestion. Pour plusieurs jeunes, il s’agit d’un premier emploi étudiant qui devient, avec le temps, le point de départ d’une carrière durable.
Formation et compétences recherchées
Plusieurs parcours de formation permettent d’accéder aux métiers et aux professions de la transformation alimentaire. La formation professionnelle mène notamment à des carrières de boucher, de boulanger, de pâtissier ou d’électromécanicien. Au collégial, des programmes en procédés et qualité des aliments ou en gestion des opérations et de la chaîne logistique ouvrent la porte à des postes techniques et de supervision. À l’université, les études en sciences et technologie des aliments ou en génie alimentaire permettent de se spécialiser davantage.
Sur le terrain, certaines qualités se révèlent déterminantes : l’esprit d’équipe, la capacité à résoudre des problèmes et la curiosité, notamment face aux nouvelles technologies. L’automatisation et la robotique prennent une place croissante dans les usines, ce qui met à profit les compétences numériques des jeunes travailleurs et travailleuses.
Un milieu en transformation
Travailler en transformation alimentaire, ce n’est pas simplement « une job d’usine ». Les environnements sont de plus en plus modernes, structurés et axés sur l’amélioration continue. Pour plusieurs, une première visite en usine suffit à changer leur perception du secteur et à susciter un réel intérêt pour les possibilités qu’il offre.
Le site Alimente ta vie met en valeur les métiers et les professions liés à la transformation alimentaire et propose des ressources pour mieux comprendre ce secteur clé de l’économie québécoise.
Pour en savoir plus : alimentetavie.com
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Le Comité sectoriel de main-d’œuvre en transformation alimentaire (CSMOTA) est un organisme de concertation qui définit et met en œuvre des stratégies répondant aux besoins de l’industrie de la transformation alimentaire en matière de promotion, de formation et de gestion des ressources humaines.
Le comité est partenaire d'Opération Avenir 2026. Le fascicule Opération Avenir propose une exploration concrète du monde du travail. Il est dstribué gratuitement en version papier dans les écoles secondaires du Québec et offert en téléchargement numérique pour tous. Les jeunes y découvrent différents secteurs d’activité, les valeurs partagées par les travailleuses et travailleurs qui y évoluent, ainsi que les compétences recherchées par les employeurs. Des activités ludiques soutiennent la réflexion. Il s'agit d'un projet de Septembre éditeur.
Catégorie : Monde du travail