Le travail autonome, est-ce pour moi?

Par Catherine Villeneuve

Paru le 06 octobre 2025

Avez-vous déjà rêvé de dire « bye bye boss » pour devenir votre propre patron? Il est vrai que le travail autonome peut avoir l’air alléchant à divers égards. La liberté et la flexibilité qui viennent avec ce statut peuvent assurément vous faire de l'œil. Mais avant de remettre votre lettre de démission à votre employeur, avez-vous pris le temps de réfléchir aux qualités requises pour réussir à gagner votre vie à votre propre compte?

D’abord, clarifions ce que l'on entend par travailleur ou travailleuse autonome. On parle ici d’une personne qui gère son entreprise individuelle, sans supérieur hiérarchique. Elle accomplit des mandats pour des client·es, en échange d’honoraires (et non d’un salaire). C’est aussi elle qui fournit le matériel nécessaire pour accomplir les tâches qui lui sont confiées.

On est donc loin ici du « 9 à 5 » classique, avec revenu fixe et heures de travail garanties. La personne qui travaille de façon indépendante doit se générer elle-même du boulot. Et pour y parvenir, elle doit idéalement avoir les qualités suivantes :

Discipline
Comme personne ne lui impose de commencer sa journée à une heure précise, le travailleur ou la travailleuse à son compte pourrait être tenté·e d’écouter « un autre petit épisode sur Netflix » avant de se mettre à la tâche. La capacité à s’automotiver devient donc un prérequis dans ce mode de vie professionnelle.

Débrouillardise
Un bogue survient? Pas de patron ou de collègue à qui demander conseil! Il est donc impératif pour l'entrepreneur·e d’être en mesure de faire preuve de créativité et d’autonomie dans la gestion des problèmes rencontrés au quotidien.

Persévérance
Lorsqu’on gère sa propre entreprise, il faut réussir à convaincre des client·es de faire affaire avec nous. Peu importe le mode de prospection choisi, le travailleur ou la travailleuse indépendant·e devra s’assurer de faire connaitre ses services et ne devra pas se laisser abattre devant le premier refus. Confiance en soi et ténacité seront alors de mise pour garder le cap!

Tolérance à l’incertitude
Avec le travail autonome, il faut renoncer aux avantages sociaux et oublier la paie déposée chaque jeudi dans son compte. Les revenus deviennent variables et incertains. La personne à son compte peut faire face à une charge de travail intense pendant un certain temps, puis connaitre une période creuse par la suite. Elle doit donc réussir à rester zen malgré l’insécurité financière.

Organisation
Qui a envie de collaborer avec quelqu’un qui oublie les rencontres ou qui ne respecte pas les échéanciers? Avec de tels comportements, l’entrepreneur·e risque non seulement de perdre des client·es, mais aussi de se bâtir une mauvaise réputation. C’est pourquoi la rigueur et un agenda structuré sont nécessaires pour perdurer dans l’univers du travail autonome.

Comme vous pouvez le constater, être son propre patron ne comporte pas que des avantages. Le travailleur ou la travailleuse autonome doit développer certaines aptitudes pour avoir du succès dans ses projets. C’est notamment grâce à ses forces particulières qu’on aura envie de recourir de nouveau à ses services au moment d'accorder un nouveau mandat!

Alors oui, il est vrai que l’idée d’avoir le plein contrôle sur votre carrière peut être séduisante. Choisir son horaire, sélectionner ses mandats, développer sq créativité : voilà de superbes avantages du travail autonome. Toutefois, l’instabilité, la prise de risques ainsi que le sentiment d’isolement peuvent aussi faire partie du lot.

L’important est donc de prendre conscience des deux côtés de la médaille avant de se lancer dans le travail à son propre compte. Et vous? Pensez-vous avoir ce qu’il faut pour y être heureux?

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