Et si consulter un conseiller ou une conseillère d'orientation devenait un réflexe?

Par Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec (OCCOQ)

Paru le 09 octobre 2026

Chaque jour, nous savons d'instinct quoi faire pour régler nos petits tracas. On fouille dans nos poches pour retrouver nos clés. On garde notre calme lorsqu’on cherche son chemin dans un dédale de rues inconnues. On allume nos phares quand on roule dans le brouillard. Certains réflexes nous viennent naturellement.

Mais lorsqu’il est question de soi, de son avenir ou de son identité professionnelle, ces automatismes disparaissent souvent. On cherche seul, on questionne autour de soi, on avance par habitude, alors que la situation mériterait parfois un véritable accompagnement.

Bien plus qu’un choix de carrière

Il existe pourtant un réflexe pour ces moments-là aussi. Un choix, un doute, une transition, une perte de repères, un besoin de sens : ce sont autant de situations où l'on gagne à faire le point avec un conseiller ou une conseillère d'orientation (c.o.).

On croit souvent que les c.o. servent à choisir un programme d’études ou un métier. C'est en partie vrai, mais leur travail ne se limite pas à ces moments charnières. Les c.o. nous accompagnent aussi dans les moments où l’on doit s’adapter, se repositionner ou retrouver son élan : lorsqu’on devient parent et qu’il faut apprivoiser ce nouveau rôle, lors d’une séparation, lorsqu’on devient proche aidant ou qu’on doit composer avec le vieillissement de ses parents, après un arrêt de travail ou encore lorsqu’une carrière stagne et que l’on ne sait plus quelle direction prendre.

Dans toutes ces situations, les c.o. sont là pour vous aider à retrouver vos repères et envisager la suite.

Un accompagnement qui va au-delà des conseils

Derrière un simple « je ne sais plus quoi faire » se cache souvent autre chose : une perte de confiance, une difficulté à se mettre en action, un enjeu identitaire ou une difficulté à se projeter. Les c.o. ne donnent pas de réponse toute faite. Leur rôle est de vous aider à comprendre ce qui est réellement en jeu, puis de vous soutenir vers une décision par la suite. Les c.o. exercent d'ailleurs dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines : ils et elles évaluent votre fonctionnement psychologique, vos ressources et votre milieu pour soutenir votre autonomie et vos choix.

C'est aussi ce qui les distingue de certaines autres formes d'accompagnement. Leur intervention est structurée et repose sur une évaluation rigoureuse et un jugement professionnel, même dans des situations complexes où un trouble anxieux ou une difficulté d'adaptation vient influencer les décisions. 

Titulaires d'une maîtrise, les c.o. sont membres d'un ordre professionnel dont la mission première est de protéger le public. Consulter une ou un c.o., c'est donc s'appuyer sur un accompagnement professionnel, confidentiel et fondé sur des compétences reconnues.

Si certains problèmes se règlent avec une méthode, les plus importants commencent par une conversation.

La prochaine fois que vous vous questionnerez, pensez au bon réflexe. Consulter un ou une c.o., c'est se donner l'occasion d'y voir plus clair avec quelqu'un de formé pour vous aider. Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être en situation de crise ni d’avoir toutes les réponses pour entreprendre une démarche. 

Pour en savoir plus et trouver un c.o. : orientation.qc.ca

Catégorie : Monde du travail