La génération Z et sa vision du travail

 
Par Eloïc Lévesque-Dorion, Conseiller en développement scolaire et communautaire chez Academos
 
C’est officiel, on parle depuis un moment d’un contexte de pénurie de main-d’œuvre au Québec, causé principalement par une démographie vieillissante. Compte tenu de ce contexte, nous avons grand intérêt à s’assurer qu’un maximum de jeunes s’intègrent et s’épanouissent sur le marché du travail. Ces jeunes, qui se préparent à entrer sur le marché du travail ou y sont déjà, font partie de la génération Z (14 à 26 ans); une génération qui a grandi avec le numérique et qui a une vision bien particulière du travail.
 

Au Québec, 136 000 jeunes ne sont ni aux études ni sur le marché du travail.[1]

Décoder la génération Z

Pour réussir à mobiliser la jeunesse québécoise, il faut tout d’abord comprendre ce qui est important pour elle au travail. L’organisme Academos s’est penché sur la question avec un sondage auquel ont répondu 1268 jeunes (academos.qc.ca/genZ)
 
Les résultats ont été colligés dans un rapport qui permet d’en apprendre plus sur les valeurs professionnelles des Z, leurs attentes envers leurs futurs employeurs, leurs inquiétudes face au marché du travail ainsi que les secteurs d’activité qui les intéressent et ceux qu’ils semblent vouloir délaisser. On vous propose ici quelques faits saillants du rapport.
 

Huit grands constats sur la génération Z

  • Les Z s’intéressent davantage aux professions traditionnelles qu’aux professions émergentes;
  • Les Z sont attirés par l’entrepreneuriat;
  • Pour les Z, réussir sa vie professionnelle est synonyme d’équilibre et de passion;
  • Les Z priorisent le plaisir et le bien-être avant le prestige et l’argent;
  • Les Z sont motivés par les défis et l’apprentissage;
  • Les Z veulent que l’entreprise qui les emploie soit écoresponsable, favorise la diversité et contribue positivement à la société;
  • Les Z sont enthousiastes, mais inquiets face au marché du travail;
  • Les Z se sentent mal préparés pour leur entrée sur le marché du travail.

Quelques statistiques clés

  • Près des trois quarts des jeunes qui ont répondu au sondage (74 %) qualifient la profession qu’ils rêvent d’exercer de « traditionnelle » plutôt qu’« émergente »;
  • 37 % des répondants aimeraient un jour posséder leur propre entreprise;
  • 93 % des répondants désirent travailler pour une entreprise qui offre une grande flexibilité à ses employés;
  • La caractéristique la plus recherchée chez un patron par les jeunes est que ce dernier leur permette d’avoir une bonne conciliation travail-vie personnelle;
  • Lorsqu’on leur demande de décrire l’entreprise pour laquelle ils aimeraient travailler, 82 % des répondants disent accorder de l’importance à la diversité en milieu de travail, 90 % à l’impact social de l’entreprise et 84 % à son respect des principes du développement durable;
  • Le sentiment qu’évoque le plus souvent le marché du travail chez les jeunes répondants est l’« excitation » (25 %), suivi par le « stress » (22 %) et l’« inquiétude » (14 %);
  • Pas moins de 98 % des répondants éprouvent des inquiétudes face au marché du travail, dont la plus courante est de ne pas trouver un métier qu’ils aiment (58 %);
  • 52 % des répondants estiment que l’école les prépare ou les a mal préparés au marché du travail.
Êtes-vous surpris des résultats? On vous invite à consulter le rapport complet au academos.qc.ca/genZ. Les organisations qui aimeraient recevoir une conférence sur la génération Z sont invitées à contacter Academos au info@academos.qc.ca.
 
Au final, ce sont tous les acteurs du marché du travail qui sont concernés par l’intégration des jeunes sur le marché du travail. Pour répondre à leur besoin de main-d’œuvre, les employeurs n’auront guère le choix de s’adapter à la génération Z.