La formation professionnelle... loin d'être secondaire (2/5)

Par Martine Frégeau
La formation professionnelle offerte dans les établissements secondaires du Québec recèle de promesses encore trop méconnues. Nombreux sont les programmes qui offrent un taux de placement dépassant les 90 % et dont les finissants sont recrutés dès leur sortie du centre de formation, parfois même avant. Le développement et la réusssite des élèves sont au cœur des préoccupations d’enseignants compétents et engagés qui côtoient au jour le jour des centaines d’élèves qui regardent vers l’avenir, un avenir prometteur, un avenir … tout de suite!
 
Voici le deuxième de 5 articles sur la formation professionnelle.
 

Servir l'élève le mieux possible

Depuis une quinzaine d’années, des investissements majeurs ont permis de moderniser les établissements de formation en les dotant d’équipements à la fine pointe de la technologie. Le cadre d‘apprentissage a été refondu afin qu’il réponde davantage aux besoins de l’industrie. Tout a été mis en œuvre pour faire de ce réseau l’un des plus performant au monde. L’approche du Québec en FPT est reconnue internationalement et de nombreux pays émergents s’en inspirent pour répondre adéquatement à leurs besoins en main-d’œuvre qualifiée. Afin de témoigner de la vitalité de la FPT au Québec, il suffit de rappeler les nombreux succès que remportent nos diplômés dans les concours canadiens et internationaux et le fort niveau de satisfaction manifesté par les entreprises qui embauchent nos jeunes diplômés[1].
 
Les initiatives ne manquent pas. Les établissements rivalisent d’ingéniosité pour offrir aux élèves les meilleures chance de réussite possible.
 
[1] Des diplômes qui mènent à l’excellence et à l’emploi, Compétences Québec, 2012
 

Mieux lire, un must

En 2013, dans l'objectif d'améliorer le taux de réussite des élèves inscrits en formation professionnelle, l'École des métiers de l'informatique, du commerce et de l'administration (ÉMICA) de Montréal a fait appel à deux chercheuses de l'UQÀM, Chantal Ouellet et Amal Boultif, spécialisées dans l'approche Reading Apprentisceship. Ces dernières accompagnent, avec la conseillère pédagogique Nathalie Boudrias, un comité de 14 enseignants dans l'intégration de pratiques novatrices en compréhension de lecture.
 
« On s’est rendu compte que plusieurs élèves éprouvent des difficultés en français et ont des pannes en écriture. Pour certains, la marche est haute ! Nous voulons les outiller», précise-t-elle. « Ce n’est pas une recette magique : Il faut pratiquer pour bien intégrer les stratégies », renchérit Mme Boudrias.
 
La démarche s’avère positive : « Pendant les examens, les élèves annotent maintenant leurs textes, démontrant qu’ils arrivent à décortiquer l’information et surtout, qu’ils la comprennent», explique-t-elle. « Leurs résultats scolaires s’en trouvent améliorés », ajoute-t-elle.
 
« La formule d'amélioration des compétences en lecture peut être mise en application dans tout programme de formation professionnelle. Dans chacun des programmes, il y a toujours des textes à lire et des mises en situation qui exigent une compréhension adéquate de textes imprimés et numériques pour réussir sa formation en FP et bien effectuer son travail. » , affirme Mme Boudrias.
 

Quand les attitudes font la différence

Au Centre intégré de mécanique industrielle de la Chaudière (CIMIC), une initiative unique en son genre du conseiller pédagogique Jacques Poulin, s’avère une valeur ajoutée à la formation. Elle consiste en un carnet d’attitudes professionnelles pour chaque élève inscrit en FP.
 
« Les élèves doivent travailler tant sur leur savoir-faire que leur savoir-être», fait valoir M. Poulin. Pour beaucoup d’entreprises, lors d’entretiens d’embauche, ce qui va distinguer un candidat parmi d’autres est son savoir-être. « Cet outil d’évaluation plaît aux employeurs de la région », souligne pour sa part le directeur du CIMIC, Stéphane Quirion. « Le carnet est un outil exceptionnel en processus d’embauche. Il témoigne également du sérieux que l’élève consacre à sa formation et à sa progression », renchérit Kate Kirouac, conseillère aux Ressources humaines chez Manac.
 
Les attitudes et comportements sont évalués par les enseignants et les tuteurs en six points : acceptation de la critique, autonomie, organisation du travail, persévérance et respect de l’horaire de travail. Pour ce faire, six rencontres sont prévues avec chaque élève.
 
 
Avis important
Cet article présente les offres pédagogiques des établissements du Québec  qui ont répondu à l’invitation de l’éditeur. Pour en savoir plus, ne manquez pas de consulter le site Web des établissements qui vous intéressent.
 
Le contenu de cet article est librement inspiré du Palmarès des carrières - Édition spéciale dans le cadre de l’Opération 1er mars 2016. Procurez-vous le Palmarès des carrières pour lire l’article complet.