La formation professionnelle... loin d'être secondaire (1/5)

L'avenir, tout de suite!

Par Martine Frégeau
 
La formation professionnelle offerte dans les établissements secondaires du Québec recèle de promesses encore trop méconnues. Nombreux sont les programmes qui offrent un taux de placement dépassant les 90 % et dont les finissants sont recrutés dès leur sortie du centre de formation, parfois même avant. Le développement et la réusssite des élèves sont au cœur des préoccupations d’enseignants compétents et engagés qui côtoient au jour le jour des centaines d’élèves qui regardent vers l’avenir, un avenir prometteur, un avenir … tout de suite!
 
Voici le premier de 5 articles sur la formation professionnelle.
 

L’avenir à leur porte

La formation professionnelle ouvre ses portes à tous les détenteurs d’un diplôme d’études secondaires (DES). Ce diplôme donne accès à tous les programmes offerts dans les 17 régions du Québec, soit quelque 138  programmes qui  permettent à l’élève d’accéder rapidement au marché du travail – entre 12 et 24 mois au total – et qui répondent aux exigences des entreprises et des industries en quête d’une main-d’œuvre qualifiée.
 
Cela dit, l’accès à un diplôme d’études professionnelles (DEP) est possible sans avoir complété les cinq années du secondaire. Des programmes taillés sur mesure sont disponibles. Moyennant certaines conditions, les programmes d’une durée de 600 à 900 heures sont accessibles dès la 3e secondaire alors que les  programmes de 900 à 1800 heures sont accessibles dès la 4e secondaire.
 
Une autre façon d’accéder à la forrmation professionnelle est la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC), basée sur une démarche qui permet à un adulte de faire reconnaître officiellement (par exemple par un diplôme ou un bulletin), les compétences acquises grâce à des expériences de vie et de travail, en fonction d’un programme d’études.
 

Qu'est-ce qu'une Attestation de spécialisation professionnelle (ASP)?

Les attestations de spécialisation professionnelles sont offertes après l’obtention de certains DEP. Par exemple :
 
Secrétariat (DEP) - Secrétariat médical (ASP)
Service de la restauration (DEP) - Somellerie (ASP)
Techniques d’usinage  (DEP) - Outillage (ASP) 
 
Il existe présentement 22 ASP. Parmi elles, trois ne nécessitent aucun DEP préalable, soit Lancement d’une entreprise, Gestion d’une entreprise de la construction et Représentation.
 

Une expérience éloquente

Boucher depuis 20 ans, Joël Leblanc avait appris sur le tas. « Avec la reconnaissance des acquis, j’allais chercher un diplôme pour être reconnu du milieu. C’est gratifiant », confie-t-il fièrement. Il s’est prévalu de la RAC un an avant de partir en affaires. « J’ai été évalué en milieu de travail. Par la suite, j’ai suivi 10 heures de formation en techniques de charcuterie pour parfaire mes connaissances », explique-t-il.
 
La deuxième étape : Suivre, à 47 ans, le cours Lancement d’une entreprise (ASP), à Jonquière. Désireux de mettre sur pied une boucherie-charcuterie de comptoir, il monte son plan d’affaires avec optimisme. Les six mois investis dans ce cours qu’il suit assidûment de soir tout en travaillant de jour sont concluants : « Le cours Lancement d’une entreprise a répondu efficacement à mes besoins », affirme-t-il. Et le succès est au rendez-vous : « Après un an d’opération, le chiffre d’affaires a doublé et après deux ans, il nous a fallu agrandir nos locaux pour répondre à la demande », conclut-il.
 

La formation professionnelle en chiffres et en lettres

Sur le plan de l’emploi*

Les titulaires d’un DEP et d’une ASP tirent bien leur épingle sur le marché du travail. À preuve :
- au 31 mars 2013 (promotion 2011-2012), neuf mois après l’obtention de leur diplôme, 76,3 % les titulaires d’un DEP et 83 % des titulaires d’une ASP avaient un emploi;
- parmi les titulaires d’un DEP qui étaient en emploi, 86,9 % travaillaient  à temps plein;
- parmi les titulaires d’une ASP, 86,3 % travaillaient à temps plein;
- parmi les  titulaires d’un DEP qui étaient en emploi à temps plein, 79,8 % exerçaient un métier en relation avec leur formation.
 

Les prévisions**

En 2022, les emplois de niveau technique, dont la plupart demandent une formation technique collégiale ou une formation professionnelle du secondaire, occuperont le plus de main-d’œuvre en 2022 (avec 32 % de l’emploi total).
Le niveau technique, avec un taux de croissance de 0,8 % par an, générera 99 000 nouveaux emplois. De ce nombre, quelque 14 000 nouveaux emplois (14 %), seront occupés ou dédiés à des métiers demandant normalement une formation professionnelle du secondaire.
 

Sur le plan des salaires

Le salaire hebdomadaire moyen des métiers issus de la formation professionnelle, lors de l’insertion sur le marché du travail, est souvent supérieur ou équivalent à celui de professions techniques ou universitaires.
 
Exemples des meilleurs salaires dans chacune des catégories / Éditions 2015 et 2016 du Palmarès des carrières :
 
Conducteur de grue (DEP)
1 900 $
Chaudronnerie (DEP)
1 603 $
Exploitation / Technologie minérale (DEC)
1 549 $
Gestion de projet de communications graphiques (DEC)
1 123 $
Pharmacie et sciences pharmaceutiques (BAC)
1 701 $
Médecine vétérinaire (Doctorat 1er cycle)
1 320  $
* Indicateurs de l’éducation, ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Édition 2014, page 68.
** Le marché du travail et l’emploi par industrie au Québec, IMT, 2014, page13.
 
Avis important
Cet article présente les offres pédagogiques des établissements du Québec  qui ont répondu à l’invitation de l’éditeur. Pour en savoir plus, ne manquez pas de consulter le site Web des établissements qui vous intéressent.
Le contenu de cet article est librement inspiré du Palmarès des carrières - Édition spéciale dans le cadre de l’Opération 1er mars 2016. Procurez-vous le Palmarès des carrières pour lire l’article complet.