La formation collégiale technique, un choix gagnant! (5/5)

De multiples possibilités, d'excellentes perspectives

Par Nathalie Vallerand
 
Vous cherchez un métier qui vous permettra de vous réaliser? Le réseau offre quelque 132 programmes techniques, sans compter les voies de spécialisation, qui mènent directement sur le marché du travail.
 
D’une durée de trois ans, les programmes techniques se répartissent en cinq grands secteurs : Techniques de l’administration, Techniques biologiques et technologies agroalimentaires, Techniques physiques, Techniques humaines et Arts et communications graphiques.
 
Voici le dernier article de notre dossier sur les coulisses du grand réseau de la formation collégiale technique.
 
 

D'excellentes perspectives d'emploi

En 2013, selon le ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche :
  • Sur les 132 programmes techniques offerts au cégep, 103 ont un taux de placement supérieur à 85 %.
  • Le taux de placement moyen pour l'ensemble des programmes techniques est de 93,1 %.
    • 82 % des diplômés en emploi occupent un travail à temps plein.
    • 84 % des diplômés en emploi occupent un poste lié à leur domaine d'études.
    • Le taux de chômage des diplômés de la formation technique est de trois fois moins élevé que celui de l'ensemble des jeunes de 15 à 24 ans au Québec (4, 1 % contre 13 %).
Selon les prévisions d'Emploi-Québec, publiées en juin 2014, en cette période de pénurie de main-d'œuvre qualifiée, ce sont les emplois de niveau technique qui présenteront le plus grand nombre de nouveaux emplois d'ici 2022 :
  • 85 000 nouveaux emplois demanderont une formation technique collégiale.
  • 86 % de la croissance prévue de l'emploi de niveau technique touchera aux métiers demandant une formation collégiale.

 

Une voie de formation ouverte

Si la formation technique mène au marché du travail, elle peut aussi conduire à l’université dans un même domaine d’études. Pour cela, il faut opter pour une formule DEC-BAC ou une passerelle. L’avantage? L’obtention de deux diplômes en moins de temps.
  • Avec le DEC-BAC, une université s’entend avec un cégep pour reconnaître certains acquis d’un programme technique et les faire compter pour l’équivalent d’une année universitaire et parfois d’une année d’études collégiales. Cela permet donc de décrocher un diplôme d’études collégiales et un baccalauréat en quatre, cinq ou six ans, selon le cas.
  • Une passerelle, c’est la reconnaissance par l’université d’un certain nombre de cours de la formation technique. La quantité de crédits accordés varie selon les établissements et les programmes, mais a pour effet d’alléger les études universitaires ou d’un raccourcir la durée.
Vous avez un diplôme d’études professionnelles (DEP) et vous voulez étudier dans un programme connexe au collégial? Dans certains programmes et certains cégeps, les parcours de continuité de formation DEP-DEC peuvent vous faciliter la vie.
« Ce parcours change les conditions d’admission et réduit la durée de la formation. Ici, par exemple, les élèves ayant un DEP en Soutien informatique se voient créditer certains cours jugés équivalents. Ils peuvent alors décrocher leur diplôme collégial en cinq sessions plutôt qu’en six. »
Sylvain Anger, coordonnateur des Techniques de l'informatique au Collège de Rosemont
Si la formule DEC-BAC  et les passerelles favorisent les étudiants en leur permettant d’obtenir deux diplômes en moins de temps, tous les étudiants issus de la formation collégiale qui le veulent peuvent poursuivre leurs études à l’université. Dans les faits, 31 % des étudiants qui détiennent  un diplôme d’études collégiales techniques entreprennent des études de baccalauréat par la suite.
 
 

Des outils pour se lancer en affaires

Les jeunes qui caressent le projet de lancer leur propre entreprise trouvent aussi leur compte en optant pour la formation technique. Certains programmes préparent en effet à cette éventualité, dont Gestion d’un établissement de restauration, Gestion hôtelière, Photographie, Métiers d’art.
« Nous formons des gestionnaires et des entrepreneurs. Environ 70 % de nos étudiants se destinent à assurer la relève de l’entreprise familiale, tandis que d’autres se lanceront en affaires. Comme les entreprises agricoles valent souvent très cher, un solide bagage en gestion est nécessaire. »
Jean-Benoît Parr, enseignant en Gestion et technologies d’entreprise agricole au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu
 
En plus des cours reliés à la production agricole, la formation comprend une bonne base en administration, en comptabilité, en ressources humaines, en marketing et en financement. Les étudiants réalisent même un plan d’affaires. Bref, le programme les équipe pour relever le défi qui les attend!
 
Certains cégeps mettent également en place diverses initiatives pour encourager les étudiants à se lancer en affaires. Le Cégep Limoilou, par exemple, a conçu un programme parascolaire d’entrepreneuriat-études permettant de s’initier au métier d’entrepreneur ou de concrétiser un projet d’affaires.
 
 
Avis important
Cet article présente les offres pédagogiques des établissements du Québec qui ont répondu à l’invitation de l’éditeur. Pour en savoir plus, ne manquez pas de consulter le site Web des établissements qui vous intéressent.
 
Le contenu de cet article est librement inspiré du Palmarès des carrières - Édition spéciale dans le cadre de l’Opération 1er mars 2016. Procurez-vous le Palmarès des carrières pour lire l’article complet.