La formation collégiale technique, un choix gagnant! (3/5)

Quand l'innovation rencontre le marché du travail

Par Nathalie Vallerand
 
Vous cherchez un métier qui vous permettra de vous réaliser? Le réseau offre quelque 132 programmes techniques, sans compter les voies de spécialisation, qui mènent directement sur le marché du travail.
 
D’une durée de trois ans, les programmes techniques se répartissent en cinq grands secteurs : Techniques de l’administration, Techniques biologiques et technologies agroalimentaires, Techniques physiques, Techniques humaines et Arts et communications graphiques.
 
Voici le troisième de 5 articles sur les coulisses du grand réseau de la formation collégiale technique.
 

L’innovation au cœur de la formation

Le marché du travail est changeant? La formation technique aussi! L’innovation est en effet monnaie courante. Le Collège Shawinigan, par exemple, dispose d’un Centre virtuel d’immersion clinique pour les Soins infirmiers et ses autres programmes en santé. Ce laboratoire de simulation recrée une unité de soins d’un hôpital dans ses moindres détails. Il y a même des mannequins assistés par ordinateur qui réagissent comme des patients réels. Les étudiants sont ainsi plongés dans des situations similaires à ce qu’ils vivront sur le marché du travail.  
 
Toujours dans le domaine de la Santé, le Collège de Rosemont met également à la disposition des étudiants en Techniques d’inhalothérapie un laboratoire ultra-spécialisé avec des mannequins programmables.
 
Selon la façon dont ils sont programmés, les mannequins haute fidélité réagissent comme des patients réels aux différnts traitements qui leur sont prodigués. Cette technologie permet aux étudiants de vivre toutes sortes de situations sans pour autant mettre la vie de patients en danger. Les mannequins programmables offrent au personnel enseignant une toute nouvelle approche pédagogique.
 
Autre exemple : au Cégep du Vieux Montréal, le programme de Maintenance industrielle a bénéficié récemment d’investissements importants pour s’équiper d’appareils dernier cri : robots, microscopes électroniques, bancs de simulation pneumatique.
 
La formation technique s’enrichit aussi régulièrement de nouveaux programmes. Comme celui en Technologies sonores qui a vu le jour en 2015 dans les cégeps d’Alma et de Drummondville. Cette formation couvre quatre grands volets (sonorisation d’événements, enregistrement en studio, postproduction sonore pour films et vidéos, production sonore pour jeux vidéo) et bénéficie de studios à la fine pointe de la technologie.
« Avec les nombreux départs à la retraite prévus au cours des prochaines années, il y aura de la demande pour des monteurs, des mixeurs et des preneurs de son, des perchistes, des sonorisateurs de scène et autres techniciens du son. »
Armando Di Stefano, coordonnateur du programme à Drummondville
L’École nationale d’aérotechnique (ENA), affiliée au Cégep Édouard-Montpetit, est la plus importante maison d’enseignement collégial en aérotechnique au Canada. Elle offre rois programmes : Techniques de maintenance d’aéronefs, Techniques de d’avionique et Techniques de génie aérospatial. L’école dispose d’une flotte de 35 aéronefs et d’une trentaine de laboratoires et d’ateliers spécialisés d’une valeur de 85 M$.
 

Partenaire avec les entreprises

L’innovation se constate également dans les efforts pour arrimer la formation au marché du travail. Dans le cadre de la révision de son programme de Géomatique, le Cégep Limoilou a consulté des employeurs et des diplômés.
« Les résultats nous ont permis de dresser un schéma des tâches effectuées par les techniciens des profils de géodésie et de cartographie, puis d’actualiser la formation. Entre autres changements, dès l’automne 2016, le programme fera une place au traitement des données de cartographie captées à l’aide d’un drone. »
Sébastien Gagnon, enseignant
Le Cégep Limoilou dispose de la seule station de production d’énergie électrique par panneaux photovoltaïques à vocation pédagogique au Québec. Depuis 2010, le toit de l’établissement est transformé en huit minicentrales solaires. Chaque minicentrale transporte l’énergie produite à l’intérieur dans un laboratoire aménagée en huit postes de travail étudiants qui surveillent les appareils de contrôle et de gestion de l’énergie solaire.
 
Le Cégep de Saint-Laurent a pour sa part métamorphosé son programme en Électronique, option Télécommunications (Internet et Robotique).
« L’électronique ne représente plus qu’une petite partie de la formation. Aujourd’hui, tous les systèmes de télécommunications sont interconnectés et reliés à l’Internet. Notre formation reflète donc cette réalité et accorde une large place à la réseautique, à la robotique, aux systèmes d’exploitation, aux réseaux cellulaires, à la fibre optique. Elle prépare les étudiants pour le monde d’aujourd’hui. »
Bernard Tremblay, enseignant
Comme on peut le constater, le contenu des programmes n’est pas coulé dans le béton. Rien d’étonnant alors au fait que les diplômés de plusieurs programmes techniques sont si demandés.
« Nos finissants ont souvent trois offres d’emploi chacun, car les entreprises peinent à trouver de la main-d’œuvre qualifiée. Je reçois même des demandes d’employeurs du Nouveau-Brunswick! »
Denis Paradis, enseignant en Électronique industrielle au Cégep de Rivière-du-Loup
Gabriel Santerre, qui a étudié en Intégration multimédia au Collège de Maisonneuve, peut témoigner de l’enthousiasme des entreprises. Avant d’accepter un poste dans une start-up qui a conçu une plateforme collaborative pour les étudiants, il a eu l’embarras du choix.
« Juste avec mon profil sur LinkedIn, je recevais des offres d’emploi. »
Gabriel Santerre, étudiant
Tommy Boucher, directeur des technologies de l’information chez Coveo, embauche régulièrement des étudiants en Techniques de l’informatique du Cégep Limoilou en plus d’en accueillir en stage.
« Ils sont débrouillards, bien préparés et à jour sur les technologies. De plus, comme ils arrivent sur le marché du travail, ils ont encore des étincelles dans les yeux! »
Tommy Boucher, directeur des technologies de l’information chez Coveo
L’entreprise de Québec, spécialisée dans les technologies de recherche intelligente, vient d’investir 35 millions de dollars pour soutenir sa croissance. Nul doute que Tommy Boucher, lui-même diplômé de Limoilou, devra procéder à d’autres embauches…
 
 
Avis important
Cet article présente les offres pédagogiques des établissements du Québec  qui ont répondu à l’invitation de l’éditeur. Pour en savoir plus, ne manquez pas de consulter le site Web des établissements qui vous intéressent.
 
Le contenu de cet article est librement inspiré du Palmarès des carrières - Édition spéciale dans le cadre de l’Opération 1er mars 2016. Procurez-vous le Palmarès des carrières pour lire l’article complet.