La cote R et le contingentement : n'oubliez pas le plan B!

Il est souhaitable que chaque élève détermine un ou des choix de rechange, même lorsque ses résultats lui permettent de croire qu’il a de bonnes chances d’être admis dans son premier choix. Cependant, tout ne se passe pas toujours comme prévu...

Comment réagir à un refus à la suite d’une demande d’admission dans un programme contingenté?

Lors d’un refus, l’étudiant a la possibilité de de s’inscrire dans un autre programme pour éventuellement accéder au programme désiré plus tard. Dans ce dernier cas, il serait prudent de s’assurer que le programme sélectionné comme voie d’accès au programme convoité l’intéresse vraiment et qu’il sera heureux de s’y retrouver s’il devait essuyer un autre refus. Suivre un programme « en attendant » est rarement gage de succès et de motivation.

L'étudiant a également la possibilité d’aller en appel de la décision. Pour ce faire, il devra consulter son conseiller en orientation ou en information scolaire et professionnelle avant de s’adresser à l’agent ou l’agente  d’admission de l’université.

Accéder à un programme contingenté par un changement de programme

À l’université tout comme au cégep, certains étudiants tentent de déjouer le système en changeant de programme pour accéder à un programme contingenté dans lequel ils avaient précédemment été refusés. Cette façon de procéder est tout à fait normale et de nombreux étudiants accèdent chaque année au programme convoité après avoir fait une ou plusieurs années d’études universitaires dans un autre programme. Il faut cependant savoir que cette procédure comporte des règles et qu’il importe de les connaitre avant de choisir un « programme transitoire » devant mener à une deuxième demande dans un programme contingenté.

Au moment d’étudier les demandes de changement de programme, les universités peuvent utiliser une « cote de rendement universitaire ». Dans certains  cas, cette cote inclut un « indicateur de force par discipline ». Dans d’autres cas, on effectue une correction de la cote universitaire en fonction du programme d’où provient le candidat. Ces ajustements corrigent la cote de rendement universitaire à la hausse ou à la baisse. Dans la plupart des cas, le fait de provenir d’un programme contingenté ou d’un programme de sciences augmente la cote de rendement ainsi que la probabilité d’une admission par un changement de programme.

Il se peut aussi que la cote de rendement au collégial continue d’influencer l’analyse du dossier. Par exemple, il est possible que seul le dossier collégial soit pris en considération lorsque le dossier universitaire comporte moins de 15 crédits. Ce poids du dossier collégial diminue ensuite graduellement jusqu’à disparaitre complètement au-delà de 50 crédits obtenus à l’université.

Chaque établissement universitaire a ses propres politiques et procédures à ce sujet. Lorsqu’un étudiant projette d’effectuer un changement de programme à l’université, il sera de première importance de consulter les publications de l’établissement concerné afin d’en connaitre davantage au sujet de la cote de rendement universitaire. On trouve habituellement des renseignements à ce sujet dans les guides d’admission et les annuaires généraux publiés annuellement par les universités.

Les commentaires concernant la cote de rendement au collégial s’appliquent également à la cote de rendement universitaire. Une bonne stratégie s’appuie d’abord sur une connaissance approfondie de soi et de ses véritables aspirations.

La condition d’admission incontournable

La première condition pour accéder à des études universitaires, dans un programme contingenté ou non, consiste à réussir un programme d’études  collégiales. Il en est de même pour ceux qui utilisent la stratégie d’un changement de programme. Il faut d’abord et avant tout bien réussir là où l’on se trouve pour pouvoir espérer aller plus loin.

Vouloir obtenir une cote R à toute épreuve risque de placer un candidat dans une situation de décrochage potentiel. Non seulement risque-t-il de manquer son pari d’augmenter sa cote R, mais il met en péril, du moins temporairement, l’obtention de son diplôme d’études collégiales dans les délais fixés. Les stratégies qui visent à avoir plus d'emprise sur sa cote R donnent l’illusion de pouvoir la contrôler, alors que le calcul de la cote R est constitué d’impondérables.