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Carrefours Jeunesse-EmploiUn accompagnement sur la route de l'emploi
Trouver sa voie n'est pas toujours aisé. Les carrefours jeunesse-emploi (CJE) sont là pour guider les jeunes dans leur cheminement vers l'emploi. Par Claude Bouchard Anoue Desjardins a frappé à la porte du CJE de Laval pour la première fois en 1997. Elle a été accueillie par un conseiller en emploi qui l'a aidée à mieux discerner ses objectifs et à rédiger un curriculum vitae qui mettait en valeur ses compétences. Il lui a également montré comment se préparer aux entrevues d'embauche. Rapidement, la jeune femme s'est trouvé un emploi comme commis de bureau. Quand, au bout de trois ans, ce poste n'a plus comblé ses aspirations, elle n'a pas hésité à retourner à son CJE. « Je voulais réorienter ma carrière vers un domaine où je pourrais continuer d'apprendre. Dans tous les emplois que j'avais occupés auparavant, mes tâches devenaient vite routinières », explique-t-elle. Elle rencontre alors un conseiller d'orientation qui lui fait passer des tests d'aptitudes qui révèlent un intérêt marqué pour les langues. Anoue décide donc de retourner aux études et choisit la traduction. Une fois son baccalauréat en poche, elle repasse par son CJE pour sa recherche d'emploi. « Cette fois, c'était pour me rassurer et pour obtenir du soutien. Je voulais savoir si mon curriculum vitae était "vendeur" », précise-t-elle. Six mois plus tard, elle était engagée comme traductrice chez BG Communications à Montréal. Un allié de taillePour Anoue, le carrefour a été un allié de taille dans son parcours professionnel. Il existe plus d'une centaine de CJE au Québec qui ont pour mandat d'offrir des services aux personnes de 16 à 35 ans dans leur cheminement vers la formation et l'emploi. « Notre rôle, c'est de leur donner des outils, explique Brigitte Dufour, agente de liaison au Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec. Nous les soutenons dans leurs démarches, nous n'agissons pas à leur place. » La participation et l'engagement des jeunes sont en effet nécessaires à leur réussite. Un large éventail de services gratuitsLes CJE proposent notamment aux jeunes une méthode gagnante de recherche d'emploi. Ils reçoivent ainsi de l'aide pour identifier des employeurs potentiels, rédiger CV et lettres de présentation, se préparer aux entrevues, etc. Ils sont aussi invités à faire des visites d'entreprise pour mieux connaître les besoins des employeurs. Les chercheurs d'emploi se sentent ainsi moins isolés dans leur démarche. Un suivi est effectué après leur insertion dans un milieu de travail. « Trois ou quatre fois par année, je recevais un courriel de mon conseiller. Il me demandait où j'en étais rendue et si mon emploi me convenait encore », se rappelle Anoue Desjardins. Par ailleurs, un service de recrutement est offert aux employeurs. Des histoires à succèsLorsqu'ils y consacrent les efforts nécessaires, les jeunes qui reçoivent de l'aide d'un CJE réussissent généralement à atteindre leurs objectifs. Les histoires à succès sont nombreuses. Ariel Vanegas en est un exemple. Originaire de Colombie, l'homme de 33 ans est arrivé au Canada avec sa femme en mai 2005. Voulant s'intégrer au marché du travail québécois, il s'est rendu au CJE de Laval. Quatre mois plus tard, il était embauché comme analyste-programmeur, un poste correspondant à son expérience. Selon lui, sans l'aide de son conseiller en emploi, il n'aurait jamais réussi à trouver un travail aussi rapidement. « La culture de l'emploi est différente ici. En Colombie, mon CV faisait au minimum 14 pages », raconte-t-il en riant. Encore plus de servicesEn plus de ces services, les CJE gèrent différents programmes comme Place aux jeunes qui veut faciliter l'installation des adultes de 18 à 35 ans dans une région donnée, qu'ils en soient originaires ou non. Réunis en groupe, les participants font des séjours exploratoires qui visent à leur faire connaître le potentiel des régions en matière d'emploi. « Le but, c'est de contrer l'exode des jeunes, explique Mme Dufour. Nous organisons, entre autres, des rencontres avec des employeurs selon la formule du speed dating. » Une idée qui a fait des petitsLe premier carrefour jeunesse-emploi du Québec a été fondé en 1983, en Outaouais. À l'époque, la région était durement affectée par le décrochage scolaire et avait le plus haut taux de chômage du Québec. En 1995, le gouvernement de Jacques Parizeau, impressionné par les résultats du CJE de l'Outaouais, a pris des mesures pour faciliter l'implantation de tels centres à la grandeur du Québec. Depuis lors, le réseau ne cesse de se développer. |
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