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L'unique répertoire des entreprises qui recrutent 2011-2012

Bell Helicopter

Manque de travailleurs à l’usine et chez les fournisseurs

Il y a une centaine d’emplois à pourvoir en 2008 chez Bell Helicopter, mais trouver des candidats n’est pas facile. « On manque d’employés, c’est clair », admet Michel Legault, directeur principal au développement des affaires chez Bell Helicopter.

« Nous recrutons surtout du côté des écoles. Rechercher des candidats d’expérience est un peu une perte de temps, puisque ces derniers, ont déjà de bons emplois. Nous préférons former des jeunes qui n’ont pas encore de mauvais plis et nous sommes bien structurés pour les accueillir », ajoute le directeur.

Chez Bell Helicopter, on souhaiterait d’ailleurs que davantage de diplômés puissent sortir des écoles d’aéronautique, mais Michel Legault constate à regret que le secteur a perdu de son attrait auprès des jeunes.

« Il y a quelques années, travailler dans l’aéronautique, c’était quelque chose! Maintenant, il est rare qu’on trébuche sur les candidats motivés. C’est peut-être dû au fait que prendre l’avion est devenu une expérience moins plaisante. Récemment, nous avons affiché un poste de technicien en entretien et nous n’avons reçu que très peu de CV. C’est étonnant pour un bon poste bien rémunéré. »

Le directeur avoue également manquer souvent de travailleurs dans différents corps de métiers pour l’assemblage et s’inquiéter du taux de décrochage scolaire chez les jeunes garçons. « 50 %des garçons n’obtiennent pas leur diplôme d’études secondaires, qui constitue un minimum chez nous. C’est préoccupant. Nous formons nos employés tout au long de leur carrière,mais si quelqu’un n’a pas son DES, ça nous indique qu’il n’aime pas apprendre. C’est mauvais signe », reconnaît M. Legault.

La pénurie de main-d’œuvre affecte non seulement l’usine de Bell Helicopter mais encore davantage les sous-traitants de l’entreprise, qui ne peuvent offrir des conditions aussi avantageuses que les grands maîtres d’œuvre.

« L’industrie est une pyramide, avec quelques grandes entreprises qui dépendent de leurs fournisseurs. Quand nos fournisseurs québécois manquent de main-d’œuvre, cela entraîne des retards dans la livraison des pièces et tout le monde en souffre. Ça ne me servirait à rien d’aller recruter des travailleurs chez mes sous-traitants, puisque le travail ne se fera pas plus vite si mes employés n’ont pas de pièces à assembler », note Michel Legault.

Bell Helicopter cherche aussi à augmenter son pourcentage de personnel féminin qui, pour l’instant, se situe sous les 25 %.


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