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Le bon vocabulairePaolo Maillette, Le recruteur de la firme C.E. a devant lui une pile de 63 curriculum vitae qu'il doit analyser pour pourvoir un poste de superviseur de la production. La pile est volumineuse. La tâche qui attend le recruteur peut paraître fastidieuse; elle ne lui demandera cependant pas plus qu'une heure de son temps… M. Bouchard se met à l'ouvrage. Il jette un coup d'œil au CV sur le dessus de la pile et le dépose à droite. Il prend le second, le regarde rapidement et le jette à la corbeille. Après 45 minutes de ce manège, le recruteur se retrouve avec une pile de 12 CV qui ont su retenir son attention. Il refait une analyse de chacun et retient les curriculum vitae de cinq candidats qu'il convoquera en entrevue. Ainsi, 5 CV ont atteint leur objectif et 58 ont échoué. Pourquoi? La clé du succès: un CV adapté aux étapes de présélectionLe curriculum vitae ne convainc pas le recruteur de vous embaucher. Il le persuade de vous rencontrer (ou de ne pas le faire!). Les cinq CV conservés ont suffisamment capté l'intérêt du recruteur pour assurer une rencontre d'une heure à chacun de ces candidats. Pourtant, il y avait, parmi le 58 CV rejetés, ceux d'excellents candidats (peut-être même meilleurs que ceux qui ont été sélectionnés) qui n'ont pas passé les deux tris du recruteur. Ces deux tris constituent l'étape de présélection. Ils permettent au recruteur de diminuer le nombre de candidatures intéressantes pour ne garder que les quelques-unes qui lui semblent les plus susceptibles de répondre aux besoins de l'entreprise. C'est le principe de l'entonnoir. En effet, l'embaucheur ne peut se permettre de rencontrer l'ensemble des personnes intéressées à obtenir le poste. Le recruteur s'efforce donc de cibler les candidats " qui ont la cote ". Cette première sélection repose ainsi sur la présentation du CV: information placée à des endroits stratégiques, ordre hiérarchique selon les termes recherchés dans les premier et deuxième tris, etc. Il est primordial, pour retenir l'attention du recruteur dès le premier tri, d'utiliser le vocabulaire de l'industrie, ne serait-ce que les termes associés au poste que le recruteur cherche à pourvoir. De plus, et cela est surtout vrai pour le deuxième tri, le recruteur doit pouvoir repérer dans le CV les termes de l'industrie rattachés aux tâches (ou compétences) à accomplir, les noms exacts des outils de travail ainsi que des procédés et des logiciels utilisés dans le cadre du travail. On parle alors le même langage que le recruteur, ce qui augmente les chances de retenir son attention. Au deuxième tri, l'embaucheur s'attardera à l'expérience du candidat. Si les données fournies ne sont pas présentées dans un ordre logique dans le CV, celui-ci risque fort de se retrouver dans la corbeille à papier. La chronique CV Expert est tirée de l'ouvrage du même nom écrit par Paolo Maillette, c.o., paru chez Septembre éditeur et disponible dans notre librairie en-ligne. Accès aux archives de la chronique CV |
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