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Les contenus de cette page sont extraits de CV Expert
Les références : dernier échelon pour l'emploi
Une fois atteint l'objectif d'être convoqué à un entretien d'embauche, la production de la feuille de références devient primordiale. Il s'agit du dernier échelon avant l'obtention définitif de l'emploi. Qu'advient-il alors des mauvaises références ? Voici comment vous en sortir au mieux…
La lettre de références où apparaît les coordonnées de vos ex-employeurs est habituellement remise au recruteur à la fin de l'entrevue. Il ne sert à rien de l'envoyer avec votre CV, le recruteur ne perdra pas son temps à communiquer avec les références de tous les candidats potentiels avant de les avoir rencontrés. Si celui-ci n'a pas pris la peine de demander des références en vous convoquant, il le fera assurément à la suite de l'entretien qu'il aura avec vous (à moins qu'il ne considère plus votre candidature comme potentielle à cette étape). Il contactera alors vos anciens employeurs afin de connaître la relation professionnelle que vous avez eue avec eux (bon collaborateur, type de personnalité) et quel genre de travailleur vous étiez (ponctuel, responsable, productif, compétent). Il s'agit de la dernière étape avant de vous considérer comme nouvel employé de l'entreprise. Cette vérification est un point majeur pour l'embauche : les bonnes références mènent à l'emploi, les mauvaises risquent de mener à l'échec. Vous aurez donc compris qu'il ne faut mentionner que celles qui sont positives, et élogieuses si possible, à votre sujet. Pour vous en assurer, obtenez au préalable le consentement des personnes dont vous inscrivez les coordonnées dans le but de ne pas transgresser l'éthique. Vous vous assurez par le fait même que ces personnes ont une assez bonne opinion de vous pour fournir des références qui vous permettront de décrocher l'emploi. Le fait de les consulter leur permettra de se rafraîchir la mémoire à votre sujet et elles pourront même se remémorer vos bons coups. En cas de doute, ne fournissez pas ces références, même s'il s'agit de votre dernier employeur.
De mauvaises références ? Si votre dernier emploi ne s'est pas terminé sur une bonne note, demandez à cet employeur s'il désire malgré tout donner des références positives à votre sujet. S'il refuse, ne mettez pas ses coordonnées sur votre feuille de références, même s'il s'agit de votre dernier emploi. Si le recruteur vous demande ces références, vous pourrez lui expliquer que vous avez perdu votre emploi pour des raisons valables, si vous réussissez à en faire ressortir du positif. Ainsi, dans le cas où vous auriez été congédié, émettez l'idée que cet employeur est une personne que vous respectez, mais les circonstances ne vous ont pas permis de poursuivre au sein de son équipe. Ne mentez pas, et évitez de porter atteinte à la réputation de votre ancien employeur. Une règle est donc de mise : ne parlez jamais en mal de votre ex-employeur, même si vous jugez qu'il a eu tort. Vous n'êtes évidemment pas dans l'obligation de le louanger s'il ne le mérite pas, mais ne lui manquez surtout pas de respect. Le recruteur vous évalue et analyse comment vous le traiteriez s'il vous engageait et, comme votre ex-employeur, vous congédiait par la suite. Malgré les erreurs que commettent certains employeurs, les exigences qui dépassent parfois la raison et le pouvoir dont certains abusent, tant que vous faites preuve de respect, vous êtes sur la bonne voie.
L'attitude qui risque de s'avérer la plus bénéfique est sans nul doute l'honnêteté. Avouer qu'une expérience a mal tourné au lieu de trouver des excuses (parfois en déniant notre responsabilité) est fort probablement la meilleure avenue à emprunter. Soyez cependant très bien préparé pour répondre aux autres questions du recruteur. La semaine prochaine, nous verrons les questions susceptibles de vous être posées, et les comportements qui vous aideront à obtenir l'emploi.
La chronique CV Expert est tirée de l'ouvrage du même nom écrit par Paolo Maillette, c.o., paru chez Septembre éditeur et disponible dans notre librairie en-ligne.
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