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Conseils-carrières Workopolis.com


Être payé pour sauver la planète!
Si les médecins sauvent des vies, la cohorte des nouveaux métiers environnementaux sauve la planète. Noble comme mission? Surtout si l'environnement vous tient à cœur. En faire votre carrière en entreprise ou dans les organismes communautaires? Pourquoi pas. Les métiers verts ont la côte.
En 2007, la création d'emploi dans le domaine environnemental grossissait 60 % plus vite que dans les autres secteurs. Même si la crise économique a frappé en 2008, ce secteur est peu touché. « C'est plus qu'une mode, c'est un secteur qui a maintenant sa propre identité et qui est en pleine ébullition. », souligne Dominique Dodier, directrice générale d'EnviroCompétences, le comité sectoriel de main-d'œuvre en environnement.
Une mission que Jade Guilbert remplit avec passion. Elle est gestionnaire de l'environnement et de l'horticulture à l'hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe depuis 2002. Le premier hôtel à pourvoir un tel poste au Québec. « J'ai toujours été sensible à l'environnement et je voulais avoir un travail qui aurait des résultats concrets et qui me passionnerait », explique-t-elle en égrenant les multiples projets et programmes qui furent mis en place depuis son arrivée.
Si les entreprises se dotent de plus en plus de conseillers en environnement sur le modèle de l'hôtel des Seigneurs, Desjardins ou Bell et d'autres secteurs sont en forte croissance. Dont ceux entourant : la qualité de l'air (14 %), la décontamination de sites (10 %), la recherche et le développement (8 %) et les ressources naturelles (7 %). « En 2011, on aura 574 000 emplois dans ce domaine », souligne Hubert Bourque, président du conseil d'administration d'ECO Canada, un organisme à but non lucratif, pour les carrières en environnement, financé par le gouvernement du Canada et basé à Calgary.
Outre le nombre d'emplois, la diversité est aussi très large. On peut être opérateur en eau potable, technicien en agriculture durable, hydrogéologue et communicateur. On y trouve aussi de nouveaux métiers comme ceux dans les énergies renouvelables, les technologies propres, la gestion des matières résiduelles et la récupération, le secteur des catastrophes et urgences, les éco-conseillers. En Europe, il existe maintenant des ingénieurs en radio protection et des responsables d'hygiène urbaine.
Un secteur qui est donc très évolutif où se détachent deux grandes catégories. Les métiers strictement reliés à l'environnement qui nécessitent une formation spécifique tels que les techniciens en nettoyage industriel ou les conseillers en gestion environnementale. Et les métiers auxquels on ajoute une spécialisation en environnement : du chimiste à l'avocat spécialisé en droit de l'environnement, à la firme de communication au technicien en éolienne. « Dans ce secteur en mutation, il faut aussi faire preuve d'initiative. Cela laisse une large place aux diplômés pour définir leur expertise et se créer leur propre emploi », explique Dominique Dodier.
C'est ce qu'a fait Jade Guilbert en 2003. Elle a foncé pour obtenir son emploi à l'hôtel des Seigneurs. « J'étais de la première cohorte du programme du collège de Rosemont. Je me suis créé un poste à mon image. Il ne faut pas hésiter à le faire, car les emplois en environnement sont rarement affichés dans les journaux. »
Et la formation?
Il existe des formations spécialisées, celles prodiguées par l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM, du collège de Rosemont comme l'a fait Jade ou le programme d'éco-conseiller de l'Université du Québec à Chicoutimi.
Par ailleurs, après une formation dans une profession telle que le génie, le droit ou la communication, il est possible de se spécialiser. « Il suffit d'aller chercher une expertise spécifique en environnement », souligne Hubert Bourque. D'ailleurs, un programme d'ECO Canada offre une certification en changements climatiques.
Entreprise ou organisme
Les emplois en environnement se trouvent en entreprises, mais aussi dans de nombreux organismes tels que : Équiterre ou Greenpeace. Si certains de ces emplois en entreprise sont bien rémunérés, les salaires dans les organismes communautaires et militants sont moins élevés.
Il existe également un grand nombre de travailleurs autonomes et entrepreneurs qui créent leur emploi grâce à l'environnement. Pensons à l'entreprise de produits en coton biologique les Fées Mères ou à la boutique de vêtements éthiques Rien à Cacher, entre autres.
Enfin, le Canal Savoir diffuse À la découverte des métiers et des carrières de l'environnement, une émission portant sur les professions et les métiers liés aux domaines d'intervention de l'air, du sol, de l'eau et des matières résiduelles. On y fait ainsi la découverte du quotidien des travailleurs de l'environnement. Cette émission sera d'ailleurs rediffusée cet été et cet automne.
Pour en savoir plus :
Eco Canada : www.eco.ca
EnviroCompétences : www.csmoe.org
Canal Savoir : www.canalsavoir.tv
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