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Transports : L'heure de l'arrivage a sonné!

Habitués de se voir avant tout comme des compétiteurs il y a quelques années, les transporteurs maritimes, ferroviaires et routiers sont de plus en plus appelés à travailler ensemble dans un contexte intermodal. Ces industries doivent également changer leurs façons de faire dans le but d'attirer la main-d'oeuvre nécessaire pour combler les postes qui se libèrent en grande quantité à cause des nombreux départs à la retraite.

Naviguer moderne!
Dans le courant des prochaines années, le principal défi de l'industrie québécoise du transport maritime sera de renouveler une bonne partie de la main-d'œuvre de 16 000 à 20 000 personnes, dont 5 000 constituent le personnel navigant. Il s'agit notamment d'officiers de pont, d'officiers mécaniciens, de matelots de pont et de matelots de chambre des machines.
" La pénurie est particulièrement vive dans ce domaine, et c'est pire encore en ce qui concerne les officiers mécaniciens, car les exigences réglementaires sont moins élevées pour les matelots qui, en fait, n'ont besoin que d'une formation de trois semaines pour se familiariser avec les mesures d'urgence en mer. ", explique Claude Mailloux, directeur général du Comité sectoriel de main-d'œuvre de l'industrie maritime (CSMOIM).

Le personnel navigant d'aujourd'hui n'a plus nécessairement à faire le sacrifice de la vie de famille, car il ne part plus en mer pour des mois et des mois. Un système d'alternance commence en effet à s'implanter et permet aux travailleurs d'avoir une vie plus normale.
L'image de l'ouvrier maritime vêtu d'une salopette graisseuse est également dépassée, car les moteurs modernes se gèrent avec des systèmes informatiques. L'officier mécanicien peut donc très bien être une jeune femme de 24 ans experte en informatique.

Réduire les distances pour les chauffeurs
L'industrie du transport routier doit aussi travailler fort pour recruter du personnel. " Nous perdrons 5 000 travailleurs par an au cours des cinq prochaines années. Il n'y a pas une seule entreprise de transport routier au Québec qui n'est pas à la recherche de personnel. On cherche des mécaniciens, des techniciens en électronique, mais, surtout, des chauffeurs ", explique Claude Chouinard, directeur général de Camo-route, le Comité sectoriel de main-d'œuvre de l'industrie québécoise du transport routier.

Le développement de l'intermodalité, qui réduit les distances parcourues sur la route en mettant à contribution les transporteurs maritimes et ferroviaires, est d'ailleurs l'un des moyens qui pourraient permettre à l'industrie du camionnage d'attirer plus facilement la nouvelle génération. " Comme une bonne partie du trajet peut être faite par bateau ou par train, les camionneurs n'ont pas à être aussi longtemps sur la route. "

Chef de train recherchés
Habituée de former elle-même ses travailleurs, l'industrie ferroviaire est frappée de plein fouet par le problème du vieillissement de la main-d'œuvre. " Nous en sommes à un point où les travailleurs étirent le temps avant de prendre leur retraite! Au moins la moitié de notre effectif prendra sa retraite avant cinq ans ", souligne M. Fallu.

Le premier métier ciblé sur le plan des besoins de relève est celui de chef de train. Ce sont ces chefs de trains qui peuvent ensuite, après quelques années, aspirer à devenir mécaniciens de locomotives (conducteurs de trains).

Pour la première fois il y a deux ans, l'industrie a mis sur pied, en collaboration avec le Cégep André-Laurendeau de Lasalle, une attestation d'enseignement collégial de quatre mois et demi dans le but de former des chefs de trains.

Les femmes, les immigrants et les jeunes sont aujourd'hui particulièrement ciblés par cette industrie qui recrutait autrefois une main-d'œuvre essentiellement masculine.

Les entreprises qui recrutent dans le secteur des transports

Air Canada
Bombardier
Brossard, location de camions
Colabor
Groupe Desgagnés
Manac
Océan
Réseau de transports de Longueuil
Société de transports de Montréal
Transport Morneau

Consultez le site monemploi.com (sous l'onglet Où chercher) pour avoir les coordonnées complètes des entreprises. Ce texte est un extrait du ge 2006/2007 publié par Septembre éditeur.


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