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2007-02-22

L'opération 1er mars : Le rôle des parents dans l'orientation des jeunes

Bien des parents se sentent démunis quand il s'agit d'aider leurs enfants dans leur cheminement scolaire et professionnel. L'arrivée du 1er mars peut alors provoquer une montée d'inquiétude puisqu'il est temps pour les jeunes de faire un choix.

Ainsi, plusieurs parents souhaiteraient que leur fille ou leur fils fasse " le bon choix de carrière " et ils craignent les " erreurs de parcours ". Mais rappelons ce qui caractérise un choix de carrière aujourd'hui :

  • Il s'agit d'un processus, c'est à dire de quelque chose qui se construit étape par étape.

  • Les nouveaux besoins, l'évolution personnelle, les expériences marquantes peuvent entraîner des changements de cap, d'où la notion de " choix successifs ".

  • L'image que la personne se fait d'elle-même est influencée par ses contacts avec les autres et les changements qui se produisent au cours de son existence :
    • imaginons l'importance des expériences vécues à la fin de l'adolescence : un été peut tout changer!

  • Un choix de carrière ne va pas sans compromis constants :
    • considérant le contingentement, les préalables exigés, le lieu où le programme d'études choisi est accessible.


  • Ainsi, si le jeune ne se prépare plus à une carrière, mais à une vie professionnelle où les changements sont en quelque sorte devenus la règle, le système scolaire ne peut donc plus exiger qu'un choix définitif soit fait dès le secondaire. Le choix à faire à ce moment-là n'est plus qu'une étape parmi d'autres, mais cela ne signifie pas non plus qu'il faille s'en remettre au hasard…

    Alors, comment aider un jeune à évoluer dans son processus d'orientation?

    Bien avant le premier mars

  • En se renseignant d'abord sur ce qu'il pense, ressent, envisage, et sans porter de jugement rapide;

  • En l'aidant dans sa recherche d'information (l'accompagner lors d'activités comme les salons carrières et professions, les journées portes ouvertes dans les institutions d'enseignement, etc.);

  • En lui facilitant l'accès à des milieux de travail qui l'intéressent (faire appel à des amis ou des connaissances);

  • En l'aidant à faire un " choix secondaire ", utile en cas de difficultés ou d'accès limité à un programme;

  • En l'encourageant à faire des choix qui se basent sur ses intérêts réels et non ceux de son groupe d'amis ou sur le côté artificiellement attirant du programme (faire ressortir le pour et le contre);

  • En valorisant ses bons coups et ses points forts (l'encourager à explorer et à réfléchir à l'impact des projets qu'il a déjà réalisés);

  • En l'incitant à consulter le plus tôt possible un spécialiste de l'orientation.


  • Autour du premier mars

  • En réévaluant le choix de programme qui a été fait (interroger le jeune sur le contenu de la formation qu'il a choisie et sur les avenues professionnelles qui s'offriront à lui);

  • En invitant le jeune, si l'indécision est trop grande ou qu'aucun programme ne semble l'intéresser, à opter pour un programme d'accueil et d'intégration;

  • En l'aidant à prévoir d'autres choix de programme si sa première inscription est refusée;

  • En vérifiant si le jeune connaît bien le processus et les critères d'admission et, si nécessaire, en l'incitant à consulter en orientation et en information scolaire pour bien remplir sa demande.


  • Finalement, il ne faut pas oublier que, si l'avenir n'est pas facile à prévoir, il se prépare quand même à travers une série de choix. Aujourd'hui, les jeunes doivent savoir qu'ils se préparent à une vie professionnelle plutôt qu'à une seule profession… à vie!

    Lectures suggérées :

    La part des parents dans l'orientation au secondaire, Bergeron, Christine et autres.
    S'orienter malgré l'indécision, Falardeau, Isabelle et Roland Roy.

    *Caroline Villeneuve est conseillère d'orientation au Service d'orientation et de psychologie du Cégep Limoilou.


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