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Chroniques

 2008-10-31La mer, des métiers d'aujourd'hui
La mer évoque la nature et l'aventure... À l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec, l'enseignement des métiers de la mer effleure les mémoires d'un passé qui a façonné notre histoire, mais surtout il explore des emplois et des façons de faire d'aujourd'hui qui occupent toujours une place importante dans notre économie.
« Ici, c'est de l'avenir de la mer dont il est question! » C'est en ces termes que s'exprime Richard Loiselle, directeur de l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec, quand il présente les programmes de formation professionnelle (Aquiculture, Mécanique marine, Pêche professionnelle et Poissonnerie) et collégiale (AEC en Aquaculture, Techniques d'aquaculture et Technologie de la transformation des produits aquatiques).
Véritable carrefour de connaissances sur le monde de la mer, cette école, située à Grande-Rivière, à quelques minutes de Percé, est un campus du Cégep de la Gaspésie et des Îles. L'établissement dispose d'équipements de pointe destinés à faciliter les apprentissages théoriques et pratiques - dont un bateau-école de 45 pieds convenant à tous les types de pêches!
Le monde de la navigation a considérablement évolué : à preuve, le simulateur de navigation électronique où l'étudiant, plongé au milieu des cartes électroniques et du système GPS, se trouve comme aux commandes d'un vrai navire. Du point de départ à l'arrivée au site de pêche, il est possible d'imaginer tous les types d'obstacles ou de conditions climatiques!
L'aquaculture et la transformation alimentaire
Sur le territoire québécois, l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec se veut l'unique lieu de formation spécialisé en aquaculture. Se définissant comme la science de l'élevage du monde vivant en eau salée ou en eau douce, l'aquaculture constitue une alternative de plus en plus intéressante à la crise alimentaire qui s'aggrave au fur et à mesure que la population mondiale augmente.
La truite arc-en-ciel, l'omble de fontaine, la moule et le pétoncle géant font partie des espèces élevées dans différentes régions du Québec,. En aquaculture, les milieux de travail sont variés : fermes aquicoles, firmes de services-conseils, centres d'expositions, etc. Plusieurs finissants poursuivent leur carrière du côté de la recherche et oeuvrent au sein du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) ou encore d'un centre de transfert de technologies comme Halieutec, qui contribue au développement technologique et économique de l'industrie des pêches.
Du côté du programme Technologie de la transformation des produits aquatiques, la relève se prépare à occuper des postes comme contrôleur de qualité, inspecteur des produits marins ou technicien dans la recherche et le développement de nouveaux produits. Le Comité sectoriel de main-d'oeuvre des pêches maritimes dénombre au-delà d'une centaine d'entreprises de transformation de produits marins au Québec. La réputation de ce programme a même eu des échos jusqu'à l'autre bout du monde! Six nouveaux étudiants provenant de la Nouvelle-Calédonie ont débuté leur formation à Grande-Rivière, en août dernier.
Un marché de l'emploi qui ne manque pas de vigueur
« Les emplois sont plus variés que l'on pourrait croire », souligne M. Loiselle en citant l'exemple de ce finissant qui s'est trouvé un emploi au Biodôme de Montréal ou encore de ceux qui travaillent à l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). C'est aussi le cas d'un programme comme Mécanique marine qui peine à trouver le nombre d'inscriptions nécessaires et qui, pourtant, permet aux étudiants d'acquérir les connaissances nécessaires à la réparation et à l'entretien de moteurs utilisés dans une panoplie d'industries.
« Il n'y a pas de problème de placement, mais plutôt de recrutement d'élèves dans nos programmes, fait remarquer M. Loiselle. La demande pour nos finissants est en constante augmentation. Le fait est qu'il y a une méconnaissance de notre secteur d'activités et de ses multiples possibilités. »
Pour ceux et celles qui désirent en savoir davantage sur les métiers de la mer, le site www.epaq.qc.ca propose une intéressante navigation parmi les différents programmes de formation. Le 5 novembre, l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec sera présente à la rencontre cégep-secondaire qui se tiendra au Cégep de la Gaspésie et des Iles à Gaspé.
Les Écoles nationales ouvrent leurs portes:
? 8 et 22 novembre :
École nationale du meuble et de l'ébénisterie (www.ecolenationaledumeuble.ca)
? 16 novembre et 15 février
École nationale d'aérotechnique ( www.college-em.qc.ca)
? 29 novembre et 7 février
Institut maritime du Québec (www.imq.qc.ca)
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