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Chroniques


Le manufacturier : Un secteur en mutation
L'émergence de nouveaux concurrents, l'envolée du dollar canadien, l'augmentation du prix des matières premières, la croissance du protectionnisme américain, … : les entreprises manufacturières sont actuellement confrontées à des défis majeurs!
Pour faire face à ces nombreux défis, elles ont besoin d'une main-d'œuvre polyvalente et de plus en plus spécialisée. " On assiste à une professionnalisation des fonctions, explique Denis Lagacé, titulaire de la chaire industrielle de recherche sur le meuble de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Les fabricants cherchent des employés capables de faire fonctionner des équipements de plus en plus spécialisés. Ils veulent également une main-d'œuvre plus flexible et plus mobile dans l'usine afin de pouvoir répondre aux impératifs de la production.
Hors la main-d'œuvre qualifiée se fait rare depuis quelques années déjà. En 2003, un sondage de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) révélait que la pénurie de travailleurs spécialisés était une préoccupation majeure pour les employeurs. Faute de relève, des postes restent vacants. Toujours selon la FCEI, 2,5 % des emplois n'étaient pas comblés dans le secteur manufacturier en 2005 (par rapport à 1,9 % en 2004).
Il y a donc péril en la demeure. Selon l'Association canadienne de la technologie de l'information, 40 % des emplois qui seront créés dans les 20 prochaines années concerneront les métiers spécialisés et les nouvelles technologies (en 1998, il y en avait moins de 20 %).
Pour aider les fabricants à se doter d'une relève qualifiée, le gouvernement québécois a dévoilé l'an dernier un plan de rapprochement de la formation professionnelle et de la formation technique. Il vise notamment la création de passerelles pour faciliter le passage des diplômés d'un niveau de formation à l'autre. " C'est une bonne nouvelle, affirme Daniel Charron, président-directeur général des Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ). Cela rendra les formations plus attrayantes, ce qui, espère-t-on, encouragera les jeunes à entreprendre des études spécialisées. " Actuellement, les jeunes boudent la formation technique et professionnelle. Malgré la demande des employeurs, certains programmes ont dû fermer par manque d'inscriptions. " Les jeunes ne connaissent pas bien les emplois du secteur de la fabrication, explique M. Charron. Il faut continuer de valoriser nos métiers pour que surgisse une relève suffisante. "
Quelques entreprises qui recrutent dans le secteur manufacturier
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