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Chroniques


Ingénierie : Le courant passe à nouveau
Le génie traverse présentement une période faste avec un taux de chômage de 3,4 % seulement, ce qui est presque le plein emploi. Pour sa part, le génie électrique, qui regroupe 23 % des ingénieurs, a connu des hauts et des bas au cours des dernières années. " À la fin des années 90, les entreprises avaient de la difficulté à recruter des ingénieurs électriciens car tout le monde en voulait! Cependant, avec l'éclatement de la bulle technologique au début des années 2000 et les problèmes rencontrés par des entreprises comme Nortel, ce secteur du génie a été passablement malmené. D'importantes vagues de licenciements ont suivi et plusieurs ingénieurs se sont retrouvés sans emploi ", explique Lise Lauzon, gestionnaire du Service carrière chez Serviq, la corporation de services des ingénieurs du Québec.
La situation tend toutefois à se replacer et les entreprises, notamment celles du secteur des produits électriques et électroniques, de même que les entreprises spécialisées dans les composantes d'ordinateurs, recommencent à embaucher. " Il ne faudra qu'une année ou deux avant que tout rentre dans l'ordre. Les affaires ont repris et les employeurs qui avaient dû supprimer de nombreux postes ont de nouveau besoin de personnel ", poursuit-elle.
" Le génie requiert une formation de quatre ans. Aussi, quand un finissant du cégep décide de prendre cette voie, il choisit habituellement le type de génie qu'il aime, mais, souvent, il se base aussi sur la situation du marché. Le problème que nous constatons est alors le suivant : à la fin de cette formation, la situation peut avoir changé du tout au bout et les besoins des entreprises peuvent ne plus correspondre avec les qualifications de la main-d'œuvre disponible ", explique Radu Kaufman, directeur exécutif de Serviq qui suggère par conséquent aux futurs ingénieurs de choisir leur branche de génie d'abord en fonction de leurs intérêts.
Plus que l'expertise
L'évolution des technologies a changé la façon de travailler des ingénieurs. " L'ingénieur ne travaille plus seul dans son bureau depuis un bon bout de temps! Il travaille en réseau et fait partie d'une équipe qu'il dirige et dans laquelle on peut trouver des personnes relevant de la production ou du département des ventes ", reprend la porte-parole de Serviq.
Les employeurs demandent donc à leurs ingénieurs d'être de plus en plus habiles en communication, sans compter que le bilinguisme s'impose de plus en plus car les clients et fournisseurs des entreprises peuvent se trouver un peu partout dans le monde. " Pour un ingénieur, il ne s'agit plus seulement de communiquer avec ses pairs, mais aussi avec les gens d'autres secteurs de l'entreprise et même avec les clients ", poursuit Mme Lauzon.
Une autre demande qu'elle entend souvent formuler par les employeurs depuis quelques années est qu'ils souhaiteraient que les ingénieurs soient davantage conscients de la dynamique de l'entreprise. " On demande de plus en plus aux ingénieurs d'être engagés dans le développement et la croissance de l'entreprise. Ils doivent donc posséder des compétences dans le domaine de la gestion des affaires. C'est vraiment une nouvelle tendance qui se développe actuellement ", indique-t-elle.
Radu Kaufman abonde d'ailleurs dans le même sens, précisant du même souffle que la formation continue est un aspect important du travail d'ingénieur. " L'ingénierie est un domaine qui évolue sans cesse. Donc, si quelqu'un ne prend pas conscience de l'importance de la formation continue, il ne gardera pas son emploi bien longtemps! ", conclut-il.
Les entreprises qui recrutent des ingénieurs électriciens et électroniciens
ABB Canada
Air Liquide Canada
Alcan inc.
Bombardier inc.
CAE
EXFO
Falconbridge limitée - Mine Raglan
Kaba Ilco inc.
PACCAR du Canada ltée
Stryker Médical Québec LP
Teknika HBA
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