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Les contenus de cette page sont extraits du
Guide de l'emploi édition 2007-2008

Côte-Nord


La mine Goldex inaugurée
L'inauguration officielle de la mine Goldex, de l'entreprise canadienne Agnico Eagle, a eu lieu jeudi à Val-d'Or. La mine Goldex est l'une des plus importantes mines d'or à entrer en activité au pays cette année. Sa mise en production a nécessité des investissements de 200 millions de dollars et sa durée de vie est estimée à au moins 10 ans. «  Actuellement, on a 225 travailleurs. On a une vingtaine de travailleurs contractuels. On a encore des travailleurs de la construction », indique le directeur de la mine, Yvon Sylvestre. La mine Goldex n'est pas la seule à entrer en production dans la région par les temps qui courent. En raison de la forte demande mondiale pour les métaux, une douzaine de mines devraient être mises en activité en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec au cours des prochaines années. Ce boom minier a toutefois un prix à payer. «Ça rend les villes en surchauffe: crise du logement, problématique de trouver du personnel. Ce qu'on vit se compare à ce qui se vit dans l'Ouest canadien avec le domaine du pétrole. Mais c'est ce qu'on appelle un beau problème », affirme le commissaire industriel de la Ville de Val-d'Or, Jean-Yves Poitras. Selon plusieurs analystes, on ne serait qu'en début de cycle, puisque la demande mondiale pour les métaux n'est pas sur le point de fléchir.


Des cultures prometteuses
La conférence régionale des élus (CRE) investit 215 000 $ dans l'augmentation de la production de petits fruits sur la Côte-Nord. Les terres de la région sont propices à la culture des bleuets, des canneberges ou de la chicouté. Déjà, ces cultures génèrent près de 3 millions de dollars en retombées dans la région. La CRE croit qu'il est possible de consacrer 5000 hectares à la culture des petits fruits en incitant les producteurs à se regrouper. Le président du Conseil régional de l'industrie des petits fruits nordiques, Michel St-Laurent, ne sait pas si cela sera suffisant pour implanter des structures de 2e et 3e transformation. Il rappelle de plus que l'industrie en est encore à ses balbutiements. « On n'est pas à l'étape de transformation demain matin. Il se fait déjà de la transformation chez nous, mais pas à volume industriel. C'est encore à l'étape exploratoire », explique M. St-Laurent. Il estime par contre que ces cultures sont une belle occasion pour la région de diversifier son économie à la condition que les travailleurs acceptent des conditions de travail moins intéressantes que celles de la grande industrie. « On était habitués aux gros salaires à 33 $ et 35 $ l'heure, maintenant on peut peut-être penser à des salaires de 15 $, 16 $, 17  $ l'heure », fait valoir Michel St-Laurent. Enfin, pour éviter que la culture des fruits ne procure que des emplois saisonniers, M. St-Laurent ajoute que la transformation devra s'effectuer dans la région.


Le Centre administratif de Québec Cartier sera métamorphosé en complexe hôtelier
L'ancien centre administratif de Québec Cartier sera transformé en établissement hôtelier. Un homme d'affaires de Rouyn-Noranda, Gilles Fisette, a fait l'acquisition de la bâtisse pour y aménager un hôtel, des restaurants et des salles de réunion. Gilles Fisette prévoit investir 3 millions de dollars dans le bâtiment, surnommé par les habitants de Port-Cartier « l'édifice bleu ». Les travaux sont confiés à un entrepreneur de La Beauce. Les travaux de nettoyage de l'édifice, inoccupé depuis 2004, sont déjà amorcés. L'homme d'affaires estime que les investissements récents d'AcelorMittal dans le développement minier de la région ainsi que le renouvellement de la main-d'oeuvre dans le secteur créent une conjoncture économique favorable à Port-Cartier. « On n'est pas ici pour concurrencer avec un établissement existant. C'est parce que le marché est capable de le prendre », souligne M. Fisette. La chaîne Best Western a été pressentie pour ce projet hôtelier qui créera une quinzaine d'emplois.


Bersaco double sa production
Bersaco, un fabricant de palettes, doublera sa production annuelle d'ici un an pour la porter à 15 millions de pieds mesure de planche (pmp). L'entreprise de Bergeronnes investit 1.1 million de dollars dans la modernisation de ses installations et dans l'isolation de son usine afin de pouvoir continuer à produire en hiver. Le projet consolide 54 emplois dans cette petite municipalité de 678 habitants de la Côte-Nord (Les Affaires)


Pêche au crabe : une saison plus lente
La pêche au crabe des neiges bat son plein dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent où plus de 300 pêcheurs s'affairent à capturer les quotas octroyés par Pêches et Océans Canada. Avant même de prendre la mer, les pêcheurs savaient que 2008 seraient une petite saison. Les flottilles doivent composer cette année avec des quotas moins élevés. Les bateaux de l'estuaire du Saint-Laurent rapporteront 1 400 tonnes de crabes des neiges tandis que ceux du golfe ont droit à 20 900 tonnes. Le capitaine, Richard Desboies, explique que la pêche au crabe se fait plus lentement cette année dans le golfe. « C'est un plus difficile que l'an dernier, mais les quotas sont un peu moins grands, ce qui fait qu'on n'aura pas trop de difficultés à faire nos quotas », estime Richard Desboies. Pour le crabier, les prises de cette année seront de 10 % moins importantes que celles de la saison dernière. Il s'attend à capturer les 235 000 livres octroyées par Pêches et Océans Canada d'ici six semaines. Dans l'estuaire du Saint-Laurent où le quota a été abaissé de 25 %, le crabe est plus rare et plus difficile à pêcher que dans le sud du golfe. René Landry de l'Association des pêcheurs de crabes de la zone 17 souligne que les sommets atteints par le prix du mazout ces dernières semaines sont un problème de plus pour les crabiers. C'est 6700 $ de mazout pour une seule journée de pêche et c'est sans compter les vidanges d'huile et les assurances, relève M. Landry. Les prix payés au débarquement se situent entre 1,50 $ et 1,60 $ la livre. La force du dollar canadien et le ralentissement économique aux États-Unis ont aussi donné lieu à une baisse des prix.


Le milieu hospitalier de la Côte-Nord prépare son été
La période estivale arrive à grands pas et les deux centres hospitaliers régionaux de la Côte-Nord se préparent activement au remplacement du personnel infirmier durant l'été. Différentes mesures ont été prises par les directions pour faire face au problème qui s'annonce similaire à celui de l'été dernier. Encore une fois, cette année, l'hôpital de Baie-Comeau devra recourir aux services des agences privées d'infirmières. L'hôpital pourrait embaucher de cinq à six infirmières en provenance des agences pendant les vacances. Le directeur général de l'hôpital de Baie-Comeau, Daniel Côté, rappelle que les établissements travaillent encore dans un contexte de pénurie de personnel. L'hôpital discute aussi avec le syndicat des infirmières pour rehausser le nombre d'heures de certains postes. « On veut essayer le plus possible d'offrir des postes vers le temps plein », indique Daniel Côté. De plus, 10 nouvelles infirmières, candidates à la profession, seront aussi en poste. L'hôpital estime qu'aucun des services disponibles au centre hospitalier ne tournera au ralenti. Situation semblable à Sept-Îles Toutefois, l'établissement ne fera pas appel aux agences privées. Le directeur général de l'hôpital de Sept-Îles, Martin Beaumont, explique que l'hôpital a développé une approche qu'il qualifie de « systémique » du problème. « On s'est donné une stratégie qu'on a appelée la stratégie des trois R. On veut s'assurer de créer du recrutement, de la rétention et une réorganisation du travail », précise M. Beaumont. Pour pallier la pénurie de personnel durant l'été, l'hôpital embauche une quarantaine de personnes. Treize candidates à la profession seront intégrées aux différents services. Elles seront soutenues par des mentors. Une manière de les retenir, souligne la directrice des soins infirmiers de l'hôpital, Marlène Berthelot. « Dès qu'elles ont reçu leur licence d'infirmières, elles sont automatiquement beaucoup plus en confiance et prêtes à assumer leurs responsabilités », fait valoir Mme Berthelot. Le travail est aussi réorganisé pour que les infirmières n'accomplissent que le travail dévolu à la profession. Ainsi, 14 étudiants de différentes disciplines de la santé ont été embauchés comme préposés aux bénéficiaires.Enfin, le centre de santé a recruté de nouvelles infirmières auxiliaires et des infirmières-bachelières.


Fonction publique : l'Est perd des joueurs
Le nombre d'employés de la fonction publique diminue au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord. Au cours des cinq dernières années, près de 160 postes à temps complet ont été perdus dans ces trois régions. En 2002-2003, la fonction publique comptait 2779 employés à temps complet dans l'Est du Québec. En 2006-2007, ils étaient 2622. Le Syndicat de la fonction publique craint pour l'avenir, puisque la cure d'amaigrissement se poursuit. Le Conseil du trésor ne remplace qu'un employé sur deux lors des départs à la retraite. De plus, ce sont souvent des employés occasionnels, temporaires ou saisonniers qui remplacent les retraités. Le représentant régional du Syndicat de la fonction publique du Québec, Richard Caron, indique que 35 % des effectifs ont un statut précaire. Le syndicat soutient que le nombre de fonctionnaires est à son minimum et entend faire de ce sujet un des principaux enjeux des prochaines négociations. Il faut conserver nos emplois, soutient Richard Caron, surtout en régions et avec le moins de postes à statut précaire possible. « Il faut essayer de convertir ces emplois-là en employés permanents », ajoute-t-il.


Croisières internationales sur le fleuve
Le gouvernement québécois décide d'injecter 52 millions de dollars pour la promotion des croisières internationales sur le fleuve Saint-Laurent. Cette décision a été annoncée lors du dévoilement du de la Stratégie pour le développement durable et de promotion des croisières internationales sur le Saint-Laurent. Cette stratégie vise à « diversifier et stimuler l'économie des régions » et à augmenter les « recettes touristiques » du Québec en augmentant notamment le nombre de visiteurs américains, une clientèle touristique prioritaire pour le Québec. De son côté, le gouvernement fédéral promet une contribution de 46 millions de dollars. Une enveloppe de 36 millions de dollars servira à la mise à niveau des infrastructures portuaires. Ottawa avait déjà accordé 10 millions de dollars en février 2007 à la Ville de Saguenay pour la construction d'un port de croisières dans la Baie des Ha! Ha!. Les escales proposées dans la stratégie sont le Saguenay, Sept-Îles, Baie-Comeau, Gaspé, Havre-Saint-Pierre et les îles de la Madeleine. De nombreux emplois pourraient être créés ou maintenus et des occasions d'affaires s'offriront aussi aux entreprises locales grâce à cette Stratégie.


Politique jeunesse dans le secteur des pêches et de l'aquaculture
Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation se donne une politique jeunesse dans le secteur des pêches et de l'aquaculture. Le ministre Laurent Lessard a annoncé une série de mesures pour soutenir les jeunes qui souhaitent entreprendre une carrière de pêcheur. Le ministre Lessard veut avoir une bonne relève pour remplacer les pêcheurs et les mariculteurs qui prendront bientôt leur retraite et dont l'âge moyen est de 50 ans. Une première mesure vise à faciliter la vie d'un jeune qui voudrait, par exemple, acheter de l'équipement ou un bateau de pêche, dont l'acquisition peut atteindre le million. De plus, une prime maximale à l'établissement de 25 000 $, non remboursable, est maintenant disponible pour les personnes de moins de 40 ans. Le ministre aimerait également revoir la formation. Une étude menée auprès d'une soixantaine de jeunes démontre que l'offre actuelle ne répond pas à leurs attentes. L'ensemble de la formation sera revu de façon à avoir une relève plus branchée. Par ailleurs, des campagnes pour mettre en valeur la profession et les produits de la mer seront également lancées ultérieurement.


Cégerco décroche un premier contrat au Lac Bloom
Consolidated Thompson va de l'avant avec son projet d'aménagement du site du lac Bloom, près de Fermont, même si l'entente avec les Innus de Sept-Îles-Maliotenam n'est toujours pas paraphée. Le conseil de bande doit soumettre sous peu une proposition d'entente à sa population. La minière amorce ainsi les travaux pour livrer 7 millions de tonnes de concentré de fer à un partenaire chinois en 2009. La firme Cégerco du Saguenay, qui s'est vue accorder un contrat de 30 millions par la minière, sera la première entreprise à s'installer sur le chantier et mettra en place les installations temporaires. Le président de Cégerco, Jeannot Harvey, explique que l'entreprise procédera aux travaux d'excavation de la mine dès le début mai. « On a la responsabilité de faire tous les travaux de bétonnage renforcé que la mine à besoin », indique M. Harvey. Un sous-traitant, Philippe Trépanier et fils, s'occupera des armatures d'acier. Le véritable coup d'envoi du chantier sera donné le 16 juin. Au plus fort des travaux, 120 personnes s'activeront sous les ordres de Cégerco. Le président de Cégerco assure que la majorité de la main-d'oeuvre spécialisée proviendra de la Côte-Nord. La firme Cégerco n'est pas une nouvelle venue sur la Côte-Nord. L'entreprise a contribué aux phases 1 et 2 de la modernisation de l'aluminerie Alouette. Elle s'intéresse également au projet hydroélectrique de la Romaine. La mine du lac Bloom lui servira de carte de visite dans le domaine minier.


Mise sur pied du Centre d'expérience glaciaire
La Corporation plein-air Manicouagan reçoit 1 million de dollars de Développement économique Canada pour la mise sur pied de son Centre d'expérience glaciaire. Ce projet évalué à 9 millions de dollars créera 31 emplois à Baie-Comeau. Le Centre d'expérience glaciaire proposera notamment des activités multimédias interactives sur la nature et l'environnement. Il démontrera aux visiteurs les changements climatiques et certains phénomènes, comme la formation des mers anciennes et la fonte des glaciers, ainsi que l'impact qu'ils ont eu sur les paysages de la Côte-Nord


AbitibiBowater : mises à pied à Pointe-aux-Outardes
L'entreprise supprime une quarantaine de postes à sa scierie de Pointe-aux-Outardes, près de Baie-Comeau. Une vingtaine de postes temporaires seraient également abolis. Une entente reste à être négociée avec les employés sur les conditions de départ. Avant le début de la crise forestière, la scierie employait 250 personnes. Ce seuil d'emploi semble maintenant chose du passé. La scierie ne fera plus travailler que 142 employés permanents et 46 employés temporaires. Présentement, l'usine, qui fonctionne au ralenti, emploie une centaine de personnes qui produisent les copeaux pour approvisionner la papetière de Baie-Comeau. L'entreprise mentionne que des pourparlers sont en cours avec les représentants syndicaux quant aux indemnités de départs qui seront versées aux employés touchés. L'abolition des quarante postes devrait débuter vers juin 2008 et s'étendre progressivement jusqu'en août 2008. Les coupures touchent les employés de production à l'usine de rabotage ainsi que les opérateurs d'équipement lourd oeuvrant dans le même département. ENGLISH VERSION (Service Canada)


Aluminerie Alouette : virage électrique
Un tout premier véhicule d'entretien électrique en aluminium pourrait être construit à Sept-Îles dès septembre. Un prototype a été testé en janvier à l'aluminerie Alouette. L'entreprise procédera à d'autres tests avant la fin de l'été. La soixantaine de véhicules d'entretien en acier de l'aluminerie, date de 1992 et montre des signes de fatigue. Leur remplacement par des véhicules électriques en aluminium contribuerait à la création de plusieurs emplois de 2e et 3e transformation de l'aluminium dans la région. De plus, le véhicule à pile électrique permet d'interagir dans un environnement où les champs magnétiques sont omniprésents. Une demi-douzaine d'emplois seront créés pour démarrer la production.ENGLISH VERSION (Service Canada)


31 millions de dollars pour Arbec
Investissement-Québec prête 31 millions de dollars à la forestière Arbec pour augmenter la production de trois usines, dont celle de Port-Cartier. La scierie de Port-Cartier disposera de 7 millions pour financer l'installation de bouilloires à biomasse. L'argent servira aussi à acheter de l'équipement pour améliorer la qualité des produits de sciage, dans le secteur du rabotage. Le reste du prêt permettra d'augmenter les liquidités de la scierie. L'usine est fermée depuis la fin de février. Arbec n'a pas fixé de date pour la réouverture des trois usines.


Mises à pied à Pointe-aux-Outardes
Abitibi-Bowater supprime une quarantaine de postes à sa scierie de Pointe-aux-Outardes. Une vingtaine de postes temporaires seront également abolis. La décision a été confirmée aux employés, il y a un mois, mais une entente reste à être négociée sur les conditions de départ. Avant le début de la crise forestière, la scierie employait 250 personnes. Ce seuil d'emploi semble maintenant chose du passé. La scierie ne fera plus travailler que 142 employés permanents et 46 employés temporaires. Présentement, l'usine, qui fonctionne au ralenti, emploie une centaine de personnes qui produisent des copeaux pour approvisionner la papetière de Baie-Comeau. Le président du syndicat des employés, Gervais Otis, admet que la pilule est dure à avaler pour les travailleurs. Plusieurs ont plus de 50 ans et d'autres ont 28 ans d'ancienneté et sont toujours sur une liste de rappel, souligne-t-il. « En 2000, on était au-dessus de 400 travailleurs et maintenant on est rendus en 2008 et on va être 188 travailleurs à l'usine », constate Gervais Otis. Abitibi-Bowater refuse de confirmer l'annonce. La forestière indique toutefois que des pourparlers sont en cours. Les syndiqués devaient en principe se réunir cette semaine pour voter sur des indemnités de séparation. L'assemblée a cependant été reportée, car la direction d'Abitibi Bowater n'a pas encore déposé de proposition. L'objectif de l'entreprise est toujours de réduire ses coûts de production. Fortement endettée, Abitibi-Bowater a besoin de 1,4 milliard pour compléter sa restructuration globale. Cette semaine, la multinationale a obtenu un prêt de 500 millions de dollars jusqu'en 2010 pour refinancer la dette à court terme de sa filiale Abitibi-Consolidated.


L'avenir de la transformation du bois sur la Côte-Nord : le rapport Livernoche rendu plublic
Le plan élaboré par le comité Livernoche prévoit le maintien de cinq usines de sciage de bois résineux à Sacré-Cœur, Foresville, Pointe-aux-Outardes, Baie-Trinité et Port-Cartier. Les volumes de bois libérés par la fermeture des installations de Kruger et Berscifor seraient accordés aux usines en opération ou en voie d'être relancées. Un nouveau volume situé sur l'Île d'Anticosti deviendrait disponible et le bois coupé sur la Côte-Nord par l'usine Price-AbitibiBowater ne sortirait plus de la Côte-Nord. La réduction de 32% du potentiel forestier imposée par les nouveaux calculs du forestier en chef se traduiront par des pertes d'emploi. Le comité Livernoche en est bien conscient, et prévoit donc, des mesures d'atténuation pour les travailleurs qui seront mis à pied parmi les 438 travailleurs de 55 ans et plus et les 2 000 autres de moins de 55 ans. Ces mesures vont des retraites anticipées à des priorités d'embauche par les industriels forestiers. Il est aussi question d'implanter un programme de reconnaissance des acquis et des compétences pour dénicher plus facilement un nouvel emploi ou avoir accès à des programmes de formation.ENGLISH VERSION (Service Canada)


Québec dit oui au projet d'Alcoa à Baie-Comeau
Alcoa obtient l'énergie nécessaire pour lui permettre de moderniser son usine de Baie-Comeau au coût de 1 milliard de dollars. L'investissement a été annoncé, mardi le 4 mars dernier à Baie-comeau. Cet investissement permettra de remplacer les cuves Soderbergh, arrivées à la fin de leur vie, et d'augmenter la production de l'usine de 400 000 à 500 000 tonnes d'aluminium. La fermeture de plusieurs entreprises, grandes consommatrices d'électricité, dont Norsk Hydro et plusieurs compagnies forestières, a rendu disponible une grande quantité d'énergie à usage industriel. Toutefois, cet investissement ne générera aucun emploi supplémentaire. Au contraire, l'effectif de l'usine, actuellement de 1500 personnes, pourrait diminuer légèrement suite à la modernisation qui devrait être complétée en 2015.ENGLISH VERSION (Service Canada)


Scierie Arbec de Port-Cartier doit fermer ses portes
Il s'agit d'une deuxième fermeture temporaire en quelques mois pour la scierie Arbec de Port-Cartier. L'arrêt de travail touche environ 200 travailleurs y compris le personnel cadre. Une cinquantaine d'entre eux, garderont leur emploi quelques semaines, pour les opérations de rabotage. La diminution du prix du bois est à l'origine de cette fermeture temporaire.ENGLISH VERSION (Service Canada)


Feu vert pour la mine de fer du Lac Bloom
La compagnie minière Consolidated Thomson a obtenu le feu vert de Québec pour l'exploitation d'une mine de fer au lac Bloom, à proximité de la ville de Fermont sur la Côte Nord. Ce projet, qui mènera à la création de 250 emplois permanents, nécessitera un investissement de 410 millions de dollars. La totalité des quelque 7 mégatonnes de minerai de fer produites chaque année seront acheminées vers la Chine, où elles seront vendues par le biais d'une entente avec la société Worldlink Resources Ltd, le partenaire chinois de Thompson Consolidated. La mise en opération de la mine est prévue pour le deuxième trimestre de l'année 2009. Elle restera en exploitation pendant environ 40 ans.


Un projet d'extraction d'alumine à Sept-Îles plutôt qu'en Gaspésie
Exploration Orbite, de Montréal conclut une entente avec Aluminerie Alouette pour bâtir à Sept-Îles une usine pilote d'extraction d'alumine venant d'un gisement d'argile à Grande-Vallée, en Gaspésie. Ce projet de 5 M$ échappe à la péninsule, mais le président d'Exploration Orbite, Richard Boudreau, garde une porte ouverte pour une éventuelle production industrielle à Grande-Vallée. M. Boudreau précise que le procédé d'extraction d'alumine à une échelle commerciale doit d'abord être rodé à Sept-Îles avant que sa firme détermine où ira la production de masse. Il n'exclut pas l'aménagement d'une seconde usine pilote, à Grande-Vallée. Il précise que l'attente de réponses des deux gouvernements et l'enthousiasme d'Aluminerie Alouette ont favorisé Sept-Îles pour la première usine pilote, tant attendue à Grande-Vallée. L'argile alumineuse de Grande-Vallée peut servir en métallurgie ou dans «l'alumine de spécialités», pour la fabrication de la fibre optique, de matériel médical et d'ogives, notamment. Le maire de Grande-Vallée, Gaby Minville, s'est dit »extrêmement déçu» lundi de voir l'usine pilote initiale et ses 20 à 50 emplois échapper à son village.


IOC : nouveaux projets d'expansion
La bonne vigueur du marché du fer permet à la minière Iron Ore Company (IOC), filiale de Rio Tinto de prendre de nouveau de l'expansion. L'entreprise compte investir 500 M$ d'ici 2010, ce qui fera grimper sa production de concentré de fer de 17,5 à 22 millions de tonnes par année. IOC admet qu'elle envisage la réouverture de l'usine de Sept-Îles, fermée au début des années 80. Si les actionnaires acceptent la proposition d'investissement, plus de 200 travailleurs de la construction seront requis au Labrador pour commencer les travaux cet été. La minière achètera aussi divers équipements. Par la suite, IOC compte embaucher une centaine d'employés permanents au Labrador et une trentaine d'autres à Sept-Îles. (Service Canada)


Nouvelle stratégie d'exploitation pour New Millenium Capital
L'entreprise modifie son approche sur l'exploitation du fer dans la région de Schefferville. La minière qui vise l'exploitation de deux importants gisements de fer dans le secteur de Schefferville, envisage de mettre en marché 100 millions de tonnes de fer à forte teneur tirées de dépôts abandonnés. La compagnie minière IOC avait délaissé une trentaine de dépôts ferreux à 60 % de pureté en raison de la chute du prix du fer dans les années 1970. Trente ans plus tard, la demande est redevenue importante et l'exploitation de ces dépôts situés près de Schefferville est à nouveau rentable. La production pourrait commencer autour de 2010. (Service Canada)


Besoin d'infirmières finissantes à Baie-Comeau
L'hôpital de Baie-Comeau doit recruter des infirmières à l'extérieur de la région en raison du peu de finissantes au cégep. Par les années passées, le centre hospitalier avait l'habitude d'embaucher la quasi-totalité des diplômées de l'établissement. L'hôpital prévoit avoir besoin de 20 à 25 nouvelles infirmières par an au cours des trois prochaines années. Or, durant cette même période, le cégep de Baie-Comeau prévoit que seulement huit infirmières par année obtiendront leur diplôme d'ici 2010. Le directeur général de l'hôpital de Baie-Comeau, Daniel Côté, explique que l'établissement devra affiner ses techniques de recrutement et ira même jusqu'à soutenir les candidates potentielles dès le début de leurs études. « Une étudiante qui est à sa première année d'études et qui s'inscrit en disant qu'elle veut travailler chez nous, on s'engagerait à payer ses sessions d'études. On lui paie trois ans, elle s'engage à travailler ici trois ans », précise Daniel Côté. La direction de l'hôpital fait le pari que durant cette période, les nouvelles venues s'installeront pour de bon dans la région. Une vingtaine d'infirmières auxiliaires de l'hôpital pourraient également entamer l'automne prochain une formation en vue de devenir infirmières, « Ce sont des gens qui sont dans notre région, qui travaillent ici, qui sont intéressés à être infirmières. Pour nous, ça, c'est gagnant. 95 % des gens qui vont obtenir leur diplôme, qui vont continuer à travailler chez nous », fait valoir le directeur de l'hôpital de Baie-Comeau.


Pénurie de main-d'oeuvre dans le domaine de la santé sur la Côte-Nord
Les travailleurs de la santé rappellent que les conditions de travail demeurent difficiles dans les établissements de la Côte-Nord, en raison de la pénurie de main-d'oeuvre. Les établissements de la Côte-Nord réussissent à pourvoir à la plupart des postes de professionnels et techniciens en santé. Toutefois, l'équilibre est précaire. La demande d'un congé, une absence pour maladie peuvent parfois entraîner un surcroît de travail pour le personnel en place et des coûts supplémentaires imprévus pour l'établissement. Ainsi, l'été dernier, l'hôpital de Sept-Îles a dû utiliser les services d'une agence privée pour maintenir les services de laboratoire et de radiologie. La présidente de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Dominique Verreault, admet qu'il s'agit d'un recours nécessaire, mais qui est loin d'être idéal. « Ces gens viennent sur une base temporaire. Ils ne connaissent pas bien l'établissement, les pratiques médicales de l'équipe. Ils sont moins familiers avec la clientèle aussi », souligne Mme Verreault. Pour pallier le manque de personnel, les établissements de la Côte-Nord ont mis en place différentes initiatives pour attirer et retenir le personnel médical. L'hôpital de Sept-Îles offre des primes d'éloignement. Fermont pourrait augmenter le nombre de sorties payées à l'extérieur de la région. La mesure pourrait aussi être reprise à Havre-Saint-Pierre. Dominique Verreault indique que certaines dispositions en ce sens sont déjà prévues dans la convention collective. « Mais on essaie d'augmenter ce nombre de sorties à même l'argent, que nous avons négocié au niveau national pour les problèmes d'attraction et de rétention de personnel », précise la présidente de l'organisation syndicale.Par ailleurs, pour poursuivre cette lutte pour la qualité de leur environnement de travail, l'APTS, qui représente 500 professionnels, dont des physiothérapeutes, des nutritionnistes ou des techniciens en radiologie, s'associe à la campagne nationale de la FTQ et de la CSN, sur le maintien d'un service public de santé.


Fermont : gros projet en vue
La ville de Fermont entre dans une année charnière. La firme torontoise Consolidated Thompson-Lundmark Gold Mines n'attend plus que le feu vert de Québec pour donner le coup d'envoi à son projet d'exploitation du gisement de fer du lac Bloom, situé à environ 13 kilomètres de Fermont. S'il obtient l'aval du gouvernement, le projet d'un quart de milliards de dollars créera 250 emplois dans la région, sans compter les centaines d'ouvriers qui seront engagés pour construire les installations. À ceux qui s'inquiètent de la capacité d'accueil de la municipalité, la mairesse, Lise Pelletier, réplique que la Ville est parée aux changements. Les autorités, dit-elle, s'y préparent depuis longtemps.


Scierie des outardes : un plan de redressement de 3 M$
Abitibi Consolidated demande à Québec un soutien financier de 3,3 M$ sous forme de droits de coupe et de crédits de taxes pour sauver 600 emplois en usine et en forêt de la scierie des Outardes. L'entreprise souhaite assurer la pérennité de la plus importante scierie du Québec et renouer, dès que possible avec la rentabilité. La proposition de restructuration, préparée en collaboration avec le syndicat et la municipalité de Pointe-aux-Outardes, implique des réductions de coûts de fonctionnement de 15 M$ par année. En attendant de connaître les réactions à son plan de redressement, l'entreprise a rappelé cette semaine quelques employés au travail. La scierie était complètement fermée depuis le mois de mai en raison de la faiblesse du marché du bois.ENGLISH VERSION (Service Canada)


Quai des Escoumins : une autre étape vient d'être franchie
La population des Escoumins aura accès à un nouveau quai à la fin du printemps 2008. Les travaux de reconstruction du quai débuteront en novembre. Quatre entreprises ont offert leurs services pour les travaux. Les soumissions varient de 7,9 à 9,6 M$. En raison de la présence des mammifères marins, l'essentiel du chantier se fera durant la saison hivernale. Le quai fermé depuis deux ans et demi, sera prêt à la mi-mai. Ottawa investira 8 M4 dans le chantier. Par ailleurs, les travaux de réfection du quai de Trois-Pistoles débuteront au printemps seulement. Ces travaux ne remettent pas en cause la relance du service de traversier entre les deux rives à l'été 2008. La remise à neuf des infrastructures de Trois-Pistoles pourrait même se prolonger sur plus d'un an.ENGLISH VERSION (Service Canada)


Scierie des Outardes: brève et légère relance
Abitibi-Consolidated a récemment relancé la scierie des Outardes pour une période de quatre à six semaines. Une quarantaine d'employés ont été rappelés à l'usine de Baie-Comeau et 55 en forêt. L'entreprise souhaite reprendre la production de copeaux destinée à l'usine de papier journal de Baie-Comeau. Depuis la fermeture de la scierie, au début de l'été, cet approvisionnement a été entièrement assuré par d'autres scieries. L'entreprise explique que depuis la fermeture, le 28 mai dernier, beaucoup de bois déjà coupé est demeuré en forêt ou dans la cour de l'usine. Ce bois s'est dégradé et ne pourra plus servir qu'à la production de copeaux. L'usine remet au travail cette centaine d'employés pour éviter la perte complète de cette ressource. Toutefois, la production de bois d'œuvre demeure suspendue jusqu'à nouvel ordre à la scierie. L'entreprise indique qu'elle attendra un raffermissement notable du marché américain pour rappeler ses 425 travailleurs au travail. ENGLISH VERSION (Service Canada)


Grève chez QIT Fer et Titane à Havre-Saint-Pierre
Les 200 travailleurs de QIT Fer et Titane à Havre-Saint-Pierre, une filiale de Rio Tinto, sont en grève depuis le 1er septembre dernier. Les changements au régime de retraite et des offres salariales sont au cœur du conflit. L'entreprise voudrait notamment imposer un régime de retraite à cotisation déterminée aux nouveaux employés. C'est en 1966 que remonte la dernière grève importante à QIT Fer et Titane. À cette époque, le conflit avait duré trois mois et la création du régime de retraite était notamment au cœur du litige. ENGLISH VERSION (Service Canada)


Industrie forestière : des centaines d'emplois maintenus
Les compagnies Boisaco de Sacré-Cœur et Berscifor de Forestville, dont les parterres de coupe jouxtent ceux de la Kruger, au nord de Forestville, ont finalement obtenu les approvisionnements forestiers de la multinationale qu'elles lorgnaient depuis un certain temps. En effet leur voisine, qui a suspendu ses activités dans la région pour une période prolongée, a consenti un total de 225 000m3 de bois aux deux scieries. Boisaco récupérera 100 000m3, alors que Berscifor récoltera 125 000m3 inexploité par Kruger. Elles pourront ainsi tourner à plein régime, au moins jusqu'à la fin de 2008, et ce, en dépit de la réduction de 30 % de leurs propres approvisionnements dès avril prochain. Cette mesure est temporaire. Kruger devrait reprendre ses droits dès l'an prochain. Ce transfert d'approvisionnement permettra aux scieries de conserveur leur main-d'œuvre stratégique. Malgré le fait qu'elles accumulent les déficits en maintenant leurs activités, elles s'assurent d'être plus compétitives une fois la crise terminée.ENGLISH VERSION (Service Canada)


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