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Le Québec perd du terrain dans le secteur des nanotechnologies

Selon les prévisions les plus optimistes, les nanotechnologies chambouleront le XXIe siècle aussi profondément que la voiture et l'ordinateur ont marqué le XXe : de fond en comble. À l'échelle mondiale, le marché promet d'être astronomique. Mais après avoir connu un excellent départ dans cette «course», le Québec commence à perdre du terrain, constatent des chercheurs, en partie parce que ses entreprises ne semblent pas s'intéresser plus qu'il ne le faut à ce champ de recherche pourtant prometteur. La nanotechnologie, comme son nom l'indique, consiste à tirer profit des caractéristiques spéciales (pour ne pas dire étranges) de la matière à très petite échelle, que ce soit en la découpant en fragments minuscules ou en l'assemblant atome par atome. Théoriquement, les applications sont à peu près infinies, allant du traitement pour le cancer à une foule de nouveaux médicaments, en passant par des panneaux solaires plus performants, des ordinateurs plus puissants, des matériaux solides et légers qui rendraient les transports moins énergivores, etc. Le Québec a déjà eu une longueur d'avance sur les autres provinces canadiennes, notamment grâce à la création de NanoQuébec, en 2001. Bien qu'elle soit encore enviable, cependant, la position du Québec serait en train de s'effriter, en partie parce que l'Alberta a les moyens de se payer de l'équipement de pointe et d'attirer de bons chercheurs...
(www.cyberpresse.ca, 20/04/2008)

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