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Les vétérinaires de la Gaspésie au bout du rouleau

Les vétérinaires de la Gaspésie menacent de ne pas renouveler leur contrat avec le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ). Ils se disent épuisés par les horaires de garde imposés par le ministère. Un vétérinaire lié par contrat avec le MAPAQ doit être disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 durant toute l'année. Il reçoit 40 $ pour sa garde quotidienne et une indemnité de déplacement. Auparavant, les vétérinaires parvenaient à se faire remplacer quelques semaines durant l'année, mais la banque de remplaçants est vide. Les vétérinaires n'en peuvent plus. Ils demandent à Québec de mettre en place des solutions pour qu'ils puissent obtenir un peu de répit. Sans solution à leur problème, les vétérinaires pourraient refuser d'ici la fin du mois de soigner les grands animaux des producteurs accrédités par Québec, et ce, même en cas d'urgence. La menace inquiète grandement les producteurs d'animaux d'élevage et les propriétaires de chevaux. Ils se demandent qui prendra soin de leur bête si les vétérinaires arrêtent de s'en charger. L'Union des producteurs agricoles (UPA) de la Gaspésie-Les Îles souhaite que Québec paie les coûts nécessaires pour le déplacement des vétérinaires de remplacement jusqu'en Gaspésie. Le directeur général de l'UPA de la Gaspésie-Les Îles, Charles Edmond Landry, croit que Québec devrait mettre en place une équipe volante de médecins vétérinaires. « Ça pourrait être des médecins en préretraite qui pourraient venir faire des fins de semaines de temps à autre », explique-t-il. La direction régionale du MAPAQ , l'Institut national en santé animale et les vétérinaires se réuniront pour tenter de trouver une solution au problème.
(www.radio-canada.ca, 14/05/2008)

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