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Contrer l'exode vers le fédéral

Un syndicat représentant des centaines d'employés du gouvernement du Québec en Outaouais réclame des mesures spéciales pour freiner l'exode des fonctionnaires provinciaux vers le gouvernement fédéral. Le problème ne date pas d'hier, mais s'est accentué au cours des dernières années, où des centaines de fonctionnaires provinciaux en Outaouais ont quitté leur poste, attirés entre autres par de meilleurs salaires. Par exemple, un conseiller en gestion des ressources humaines gagne 37 000 $ annuellement à son entrée au gouvernement du Québec. Au fédéral, son salaire est de 44 000 $ par année. La différence est plus marquée encore pour les spécialistes en informatique. Même au bas de l'échelle, ils gagnent 10 000 $ de plus au fédéral. « Nous savons que le phénomène que nous avons observé ne va aller qu'en s'aggravant », soutient Monique Bisson, porte-parole du syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec. L'exode s'observe aussi en milieu scolaire. Un jeune enseignant au niveau primaire ou secondaire gagne 5000 $ de plus en Ontario qu'au Québec. En fin de carrière, l'écart est de 15 000 $. « Des enseignants de science ont été recrutés par le gouvernement fédéral et puis, aussi, nos professionnels, des postes d'orthophonistes, de psychologues. Ils sont difficiles à combler et c'est difficile de garder les gens chez nous », déplore Lucie Lafleur, de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais où on cherche un psychologue depuis sept mois. Le gouvernement du Québec a de la difficulté à retenir son personnel en Outaouais depuis plusieurs années. D'ailleurs, en 2005, des représentants des syndicats et des commissions scolaires ont rencontré le ministre Benoît Pelletier à ce sujet. Trois ans plus tard, l'écart salarial est toujours aussi élevé.
(www.radio-canada.ca, 08/05/2008)

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