L'entrepreneuriat : Faire carrière autrement (1/6)

Par Marlène Lebreux
 
La culture entrepreneuriale est valorisée sur le marché du travail. Elle stimule l’innovation, l’émergence de nouvelles entreprises et la création d’emplois. Elle est aussi de plus en plus présente dans les établissements d’enseignement secondaire et postsecondaire, qui s’en inspirent pour offrir aux jeunes de multiples occasions de sortir du cadre scolaire afin d’apprendre dans l’action et vivre des expériences stimulantes!
 
Cet article est le premier d'une série de six où les initiatives de quelques établissements scolaires en matière d'entrepreneuriat sont mises en valeur.
 

Une tendance de plus en plus forte

L’intérêt des jeunes Québécois pour l’entrepreneuriat est grandissant. Selon un rapport présenté par l’Institut de recherche sur les PME de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), les 18-24 ans du Québec sont plus enclins à passer à l’action que dans le reste du Canada ou dans d’autres pays comparables. L’Indice entrepreneurial québécois 2016 révèle que plus de 40 % des 18-34 ans sont tentés par l’entrepreneuriat.
 
À l’Université Laval, les résultats d’un projet de recherche visant à « comprendre les conceptions, caractéristiques et intentions entrepreneuriales des nouvelles générations » vont dans le même sens. Ils indiquent que les jeunes de la génération Y (nés ente 1979 et 1985) présentent plusieurs traits associés à l’entrepreneuriat, tels que le besoin d’accomplissement, la confiance et la créativité. En effet, curieux et ouverts sur le monde, ces jeunes sont constamment en quête de défis. Ils ont confiance en eux et font preuve d’une grande capacité à innover. Avides de liberté et de flexibilité dans leur emploi du temps, ils sont naturellement enclins à devenir leur propre patron, et ce, en créant leur entreprise plutôt qu’en reprenant les rênes d’une autre déjà existante!
 
Autre manifestation du virage entrepreneurial qui s’opère : le paysage québécois comporte maintenant des écoles totalement consacrées à l’entrepreneuriat, telles que l’École d’entrepreneurship de Beauce et l’École d’entrepreneuriat de Québec. De nombreux organismes, tels que Services d’aide aux jeunes entrepreneurs (SAJE), Anges Québec et La Ruche, sont également très actifs pour soutenir les apprentis entrepreneurs dans la concrétisation de leur projet d’entreprise. Depuis 2006, le 16 novembre a même été décrété Journée nationale de la culture entrepreneuriale par le Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec.
 

Quelques données sur l’entrepreneuriat au Québec

• Depuis 2009, les intentions d’entreprendre des Québécois ont triplé, pour s’établir à 21 % en 2016[1].
• En 2015, le Québec comptait 13,6 % de travailleurs autonomes[2].
• Près de 70 % des Québécois tentés par l’entrepreneuriat souhaitent créer ou reprendre une entreprise dans leur région. Cette tendance est tout particulièrement marquée dans les régions de la Montérégie et des Laurentides, où c’est le cas de plus de 80 % des aspirants entrepreneurs[3].
• Parmi les secteurs d’activité les plus convoités pour entreprendre : les services professionnels, scientifiques et techniques (près de 23 %), le commerce de détail (13 %) et les services d’hébergement et de restauration (près de 12 %)[4].
• Plusieurs Québécois estiment ne pas se sentir suffisamment compétents pour démarrer leur entreprise. Près de 4 sur 10 seraient freinés par la peur de l’échec[5].
 

L’entrepreneuriat en pleine évolution!

Voici quelques tendances dans le domaine de l’entrepreneuriat.
 

L’entrepreneuriat social

Ce type d’entrepreneuriat connait une belle croissance dans notre société. Son objectif n’est pas de générer des profits, mais d’apporter des solutions innovantes à des enjeux sociaux ou environnementaux (pauvreté, développement durable, décrochage scolaire, etc.).
 

Le design se mêle d’entrepreneuriat

Les entrepreneurs consultent rapidement leur clientèle afin d’avoir leur avis. Ils effectuent des allers-retours entre le marché et leur planche à dessin pour améliorer leur produit ou leur service. Cette façon de faire est inspirée de la méthode itérative utilisée en design.
 

L’entreprise est de plus en plus globale

Avec une ouverture sur le monde, et ce, dès l’élaboration du modèle d’affaires, à l’heure de la mondialisation, les règles du jeu changent! Les marchés et les sources d’approvisionnement peuvent être situés partout sur la planète.
 

L’innovation, facteur de réussite

Les entreprises évoluent dans un monde hautement concurrentiel. Dans ce contexte, elles doivent sans cesse innover pour se démarquer et être plus performantes!
 
 
Avis important
Cet article présente les offres pédagogiques des établissements scolaires du Québec qui ont répondu à l’invitation de l’éditeur. Pour en savoir plus, consultez le site Web des établissements qui vous intéressent.
 
Le contenu de cet article est librement inspiré du Palmarès des carrières 2017 - Spécial entrepreneuriat dans le cadre de l’Opération 1er mars 2017. Procurez-vous le Palmarès des carrières pour lire l’article complet.
 
[1] Réseau M (2016). Croissance et internationalisation : les quatre profils de l'entrepreneur québécois sous la loupe. Indice entrepreneurial québécois 2016. En ligne : http://www.entrepreneurship.qc.ca/sites/default/files/images/mentorat/IEQ2016_complet_FINAL_161026.pdf
[2] CIRANO (2016). La prévalence du travail autonome stagne depuis une décennie. Le Québec économique. En ligne : http://qe.cirano.qc.ca/theme/marche_du_travail/main_doeuvre
[3] Fondation de l’entrepreneurship (2015). Entreprendre : partout pareil au Québec? Indice entrepreneurial québécois 2015. En ligne : http://www.cdpq.com/sites/default/files/medias/fr/quebec/documents/ieq_2015.pdf
[4] Fondation de l’entrepreneurship (2015). Entreprendre : partout pareil au Québec? Indice entrepreneurial québécois 2015. En ligne : http://www.cdpq.com/sites/default/files/medias/fr/quebec/documents/ieq_2015.pdf
[5] Global Entrepreneurship Monitor (2014). 2014 Global Report. En ligne : http://gemconsortium.org/report