1er mars: bien se préparer pour être moins stressé!

La date fatidique du 1er mars arrive à grands pas. C’est l’heure de l’inscription au cégep. Étudiants et parents se retrouvent trop souvent submergés par une vague de questionnements, d’indécisions, de choix, et bien entendu, de stress!
 
En plus des démarches pour être étudiant d’un jour, de visiter les établissements, de démystifier des choix de programmes des plus diversifiés et de procéder à l’inscription, plusieurs aspects viennent complexifier la situation : les attentes des parents, l’influence des amis, les rêves, les aptitudes, les peurs, les échecs, et le temps qui file!
 
Plusieurs élèves (et parents) oublient que c’est en s’outillant mieux qu’ils pourront affronter le stress et mieux cibler quelles demandes d’admission remplir, et quel choix d’études est le meilleur pour eux.
 
« Toi, tu vas où? » « J’sais pas trop… Toi? »
 
Les jeunes adultes pensent souvent à tort très bien se connaitre. C’est à l’heure des décisions importantes, comme l’inscription au cégep, que ce manque se fait sentir. Ils se tournent souvent vers leur milieu afin de combler le vide, et ils se fient souvent au regard de leurs parents et de leurs amis pour se définir.
 
Afin de bien gérer leur choix de formation et de carrière, il faut d’abord qu’ils prennent conscience de leurs propres valeurs, de leurs gouts et de leurs aptitudes. Ceci les aidera à mieux construire leur identité comme étudiant, mais aussi comme travailleur. Si c’est pertinent, les jeunes pourront évaluer certaines dimensions de leur identité à l’aide d’un questionnaire.
 
« Maman, papa, j’fais quoi? »
 
Les parents souffrent eux aussi de stress face à l’inscription au collégial. Leur « grand bébé » doit prendre sa vie en main. Ils se questionnent : « Est-il assez responsable pour faire les bons choix? », « Remplira-t-il les formulaires en ligne dans les bons délais? », « Comment différencier tous les programmes offerts? » ou « Comment l’aider sans trop l’influencer? ».
 
Les parents marchent sur une corde raide entre « le laisser voler de ses propres ailes » et « la responsabilité parentale ». Encore là, c’est en outillant son jeune (avec de l’information fiable) et en le responsabilisant face au processus que le rôle du parent devient plus facile.
 
Évidemment, certains jeunes seront plus proactifs que d’autres dans leur recherche d’un programme de formation ou d’un établissement. Le rôle du parent est d’accompagner son jeune, et parfois même de le talonner sur l’importance de ne pas « s’en foutre ». Le parent doit aussi se montrer positif et ouvert à la discussion, afin de l’amener à faire un choix éclairé.
 
Prendre le temps de lire les préalables, les descriptions de programmes et les possibilités de carrière ou de formation à la suite des études feront en sorte que la discussion sera basée sur des faits, et non sur des émotions, et diminuera le stress.
 
Le parent peut aussi jouer le rôle de miroir, c’est-à-dire de montrer ses propres observations à son enfant. Par exemple : « Tu sembles à l’aise avec les enfants, non? » ou « On dirait que tu aimes prendre les choses en main dans tes travaux d’équipe. Je me trompe? »
 
La file devant le bureau du conseiller d’orientation
 
Les intervenants scolaires se voient vite débordés et stressés, eux aussi! Ils sont frappés par une tempête de questions venant de part et d’autre, et n’ont souvent pas assez de 24 heures dans une journée pour répondre à tous, de manière complète.
 
Il est certain qu’une bonne préparation à une rencontre d’orientation est un facteur gagnant pour diminuer le stress de l’intervenant. En responsabilisant le jeune dans une partie du processus, on accélère la collecte d’information sur lui-même et sur le monde du travail. Cette préparation permet à l’intervenant de passer plus de temps avec le jeune à mieux cibler les interventions nécessaires.