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Québec : territoire prospère La montée en flèche de la demande et donc, du prix des métaux sur les marchés internationaux encourage le lancement d’ambitieux programmes d’exploration aux quatre coins de la province. De nouvelles mines se mettent en mode démarrage, tandis que d’anciennes reprennent leurs opérations. Avec ses multiples et lucratifs projets à réaliser, l’industrie minière québécoise a plusieurs années prospères devant elle. Le Bouclier canadien se dévoile
Assis sur le Bouclier canadien – l’une des plus vieilles formations géologiques de la planète – le territoire québécois dispose d’un potentiel minier énorme. Selon Metals Economics Group, le Québec figure au sixième rang des endroits où l’on fait le plus d’exploration dans le monde. Il y a encore beaucoup à découvrir : à ce jour, à peine le tiers du territoire québécois a été prospecté!
De plus, profitant de la hausse des prix des métaux (à lui seul, le prix du cuivre a grimpé de 300 % depuis 2003) et de la demande croissante émanant principalement des pays asiatiques, les petites entreprises comme les grandes multinationales investissent des sommes considérables dans l’exploration du sous-sol québécois afin d’identifier de nouveaux gisements.
Alors qu’elles étaient de 100 millions de dollars en 2001, les dépenses en exploration minière se sont élevées à 430 millions de dollars en 2007, révèle l’Association minière du Québec dans son dernier rapport annuel. Un sommet inégalé qui nourrit bien des espoirs, comme celui de voir s’ouvrir un jour la première mine québécoise de diamant ou encore se multiplier les zones uranifères dans le Nord-du-Québec.
Quand le passé renaît
L’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec sont des régions où les nouveaux projets foisonnent particulièrement. Agnico-Eagle Mines Limited (déjà propriétaire de La Ronde, la plus importante mine d’or au Canada) lancera, entre autres, l’exploitation des mines Goldex et Lapa, en Abitibi, tout en poursuivant l’étude de faisabilité de son projet LaRonde II.
En tout, c’est une douzaine de nouvelles mines qui devraient voir le jour au cours des prochaines années dans ces deux régions. Plusieurs d’entre elles sont, en fait, d’anciennes exploitations qui redémarrent et effectuent un retour sur le chemin de la rentabilité.
L’automne dernier, First Metals entreprenait l’exploitation de la mine de cuivre New Insco, à la baie Fabie, un ancien chantier qui avait été abandonné en 1970. Lamine a généré quelque 160 emplois directs et indirects. De son côté, la société Mines Aurizon se montre très enthousiaste quant à son projet à Casa Berardi, qui dévoile de plus en plus sa forte teneur en or. Située près de La Sarre, lamine a rouvert son chantier en 2006, après une fermeture d’une dizaine d’années.
Multiplication des emplois
La vigueur du secteur génère d’importants besoins de maind’œuvre pour explorer, aménager, exploiter et revitaliser les sites miniers. Et les retombées sont plus que favorables pour les régions et les entreprises qui gravitent autour de l’activité des mines.
L’automne dernier, au Lac Bloom, près de Fermont, les travaux d’aménagement de la mine de fer à ciel ouvert de la société Consolidated Thompson ont nécessité l’octroi de contrats totalisant près de 8 millions de dollars, que ce soit pour la coupe de bois, la construction des chemins d’accès et de service ou l’installation d’une ligne électrique.
La croissance annuelle moyenne de l’emploi dans l’industrie minière fera un bond au cours des cinq prochaines années. Emploi-Québec indique qu’elle devrait atteindre 3 % ou plus par année. De plus, selon les données recueillies par l’Association minière du Québec, 40 % de la main-d’œuvre devrait quitter le secteur dans les dix prochaines années. Mais, déjà, les défis que doivent relever les employeurs en matière de recrutement sont majeurs. Le manque de main-d’œuvre freine même certaines opérations. C’est ce qu’affirmait au printemps dernier, le directeur général de l’Association de l’exploration minière du Québec, Jean-Pierre Thomassin.
Entreprises responsables et technologiques
En plus des emplois que l’on attribue spontanément au secteur minier (foreur, conducteur d’équipement lourd, technologue en exploitation minière, ingénieur minier, etc.), les entreprises doivent également combler des postes en ressources humaines, en santé et sécurité au travail, en administration, en comptabilité et en informatique, pour assurer la productivité et la saine gestion de leurs activités.
En outre, les innovations technologiques et les préoccupations environnementales ont transformé la nature du travail et les besoins d’expertise des entreprises. L’intégration des principes du développement durable est un bon exemple de changement qui a engendré la création de nouveaux postes.De nos jours, des experts en environnement, des techniciens en traitement des eaux et des coordonnateurs en environnement font partie intégrante des différentes opérations minières. De plus, conformément à la Loi sur les mines du gouvernement du Québec, avant même la construction des infrastructures nécessaires à l’exploitation d’une mine, les entreprises doivent concevoir un plan de nettoyage de leur site minier, une fois que celui-ci sera épuisé.
Ainsi, de l’extraction du minerai à la restauration des sites miniers, des experts évoluant dans une variété de secteurs d’activité – le génie minier, la géophysique, la géologie, l’électricité, la minéralogie, la logistique du transport, la mécanique industrielle, l’électronique industrielle, le développement durable, l’environnement, etc. – mènent de brillantes carrières dans l’industrie minière, laquelle connaît au Québec la plus forte expansion des 20 dernières années.
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