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Ville de Sherbrooke Le milieu municipal emboite le pas
« Sherbrooke a emboité le pas en matière d’environnement. L’augmentation de nos interventions dans ce domaine a suivi et on a créé une division spécifique à l’environnement en février 2008 », explique François Jobin, chef de division au service de gestion des ressources humaines de la Ville.
La ville de Sherbrooke compte 2 000 employés pour servir ses 146 000 habitants. De ce nombre, plus d’une centaine relève du service de l’environnement, sans compter le service de gestion des eaux, qui emploie 55 travailleurs permanents.
Souvent, la municipalité recrute des gens qui ont une dizaine d’années d’expérience dans des firmes de consultants. Selon M. Jobin, ces personnes recherchent un élément bien précis. « Les ingénieurs, techniciens ou conseillers en environnement qui œuvrent dans une firme ont des mandats et des livrables, sans jamais voir leur réalisation concrète ni leurmise en application. Il leurmanque toujours les aspects implantation et suivi. Une fois à l’embauche de la ville, ils apprécient avoir une certaine emprise sur les infrastructuresmunicipales ».
Si l’Université de Sherbrooke forme d’excellents détenteurs de maîtrise en environnement, l’absence de formation collégiale oblige la Ville à se tourner vers les grands centres comme Montréal et Québec pour recruter. Trouver des techniciens en assainissement des eaux et des opérateurs d’usine de traitement qui acceptent de 15 dollars à 17 dollars l’heure comme salaire initial, demeure cependant un défi.
Une ville, c’est bien plus que la collecte des matières résiduelles, le réseau d’eau et d’égouts et la gestion des cours d’eau. Ainsi, Sherbrooke publie un bottin vert, gère 4 000 fosses septiques, possède une politique de développement durable. Elle a créé en 2003 une patrouille de sensibilisation environnementale et finance un programme d’aide à l’achat de couches lavables!
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