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L'unique répertoire des entreprises qui recrutent 2011-2012

Avenir garanti?
Par : Francine Bordeleau

Le secteur de l’assurance a le vent dans les voiles. Le maître mot, ici, est « croissance ». Et globalement, l’offre d’emploi est séduisante. Elle combine bons salaires et, assurance oblige, sécurité. Pourtant, il y a pénurie de personnel. On multiplie donc les actions pour trouver les milliers d’employés qui manquent à l’appel.

Dans le milieu de l’assurance, la ville de Québec est surnommée le « Hartford du Nord », d’après Hartford (Connecticut), la « capitale mondiale de l’assurance ». C’est que Québec compte pas moins de 11 sièges sociaux de compagnies d’assurance de dommages et d’assurance de personnes, qui créeront 3 000 emplois au cours des prochaines années. Tout un défi pour le recrutement!

Tant pour Me Robert LaGarde, directeur général de la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages, que pour Yves Millette, vice-président aux affaires canadiennes à l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP), le secteur souffre – à tort – d’une image austère. Les compagnies d’assurance prennent de l’expansion et accroissent leurs parts de marché dans les autres provinces canadiennes. En même temps, elles peinent à trouver du personnel malgré les bons salaires qu’elles offrent.

« À l’heure actuelle, les compagnies d’assurance de dommages ont à elles seules 1 400 postes à pourvoir chaque année », dit Me LaGarde. Aussi la Coalition fondée en 2002, a-t-elle pris les grands moyens. Elle s’est dotée d’un « comité jeunesse » qui fait le tour des foires de l’emploi et des maisons d’enseignement. Et depuis 2007, elle distribue une trousse pédagogique dans un millier d’écoles secondaires tout en s’adressant aux ados par l’entremise de Musique Plus et d’un jeu Internet.

Le vaste univers de l’IARD

D’une certaine façon, rien ne ressemble moins à un contrat d’assurance qu’un autre contrat d’assurance. L’assurance de dommages, ou IARD(pour incendie, accident et risques divers), couvre trois grandes catégories : le patrimoine et la responsabilité civile des particuliers, la responsabilité professionnelle et les entreprises. « La responsabilité professionnelle est un monde en soi », explique Me LaGarde. Elle concerne les professionnels de la santé, dentistes, ingénieurs, architectes, électriciens, entrepreneurs en construction, plombiers, etc., qui ont des besoins variés. Certains agents et courtiers en font leur spécialité.

Dans le cas des entreprises, « il faut être en mesure de bien comprendre les plans d’affaires et la nature des activités », souligne Me LaGarde. S’agit-il d’une PME du secteur agricole, maritime, manufacturier ou des transports? Est-elle exportatrice ou non? Cela doit être pris en compte, car on n’assure pas un restaurant de la même façon qu’un concessionnaire automobile, par exemple.

Il faut donc, dit Me LaGarde, « oublier l’agent avec sa mallette qui faisait du porte-à-porte. On ne va plus tellement chez les clients, d’ailleurs, et la mallette contient maintenant un portable ».De fait, les assureurs sont, avec les institutions financières, les utilisateurs numéro un des technologies de l’information.

Des produits complexes pour un monde complexe

L’autre grand domaine, celui de l’assurance de personnes, commence avec l’assurance vie pour se terminer avec les régimes de retraite, et comprend des produits d’assurance maladie et d’assurance invalidité (ou assurance salaire), ainsi que des services de planification financière. Les produits d’assurance sont offerts aux particuliers comme aux entreprises (pour les plans offerts aux employés) et se déclinent de multiples façons, parce que les clientèles, les besoins et les situations sont également multiples.

De façon générale, le secteur est en nette croissance.Quels sont les produits vedettes? « Tous ceux reliés à la santé, répond M. Millette de l’ACCAP. Quand on avance en âge, on privilégie les assurances pour les maladies graves, les soins de longue durée en cas de perte d’une fonction essentielle à l’autonomie, les orthèses et prothèses. » Or la population, on ne le sait que trop, est vieillissante. Pour ceux, relativement nombreux, qui en ont les moyens, l’assurance privée complète le régime public. Les travailleurs autonomes, qui constituent une part importante de la population active, sont aussi une clientèle cible pour ces produits, notamment l’assurance invalidité.

Puisque les lois le leur permettent, les compagnies d’assurance de personnes ont investi le créneau de la planification financière, des hypothèques et des placements. Elles peuvent donc jouer un rôle crucial dans la vie des individus, en matière de santé, de garantie de revenu (assurance invalidité) et de placements. À cet égard, Yves Millette signale l’existence des « fonds distincts » : des fonds de placement dont au moins 75 % du capital versé est garanti, peu importent les variations boursières.

En somme, le secteur de l’assurance ne cesse de prendre de l’ampleur et de se diversifier. Ses besoins en ressources humaines s’intensifient d’autant qu’à l’heure actuelle, toutes les règles sont en train de changer. « Les assureurs passeront à des normes comptables et actuarielles internationales en 2011. Aussi, les besoins en spécialistes, pour procéder aux changements nécessaires, deviennent-ils pressants », dit M.Millette.


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