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Professionnels du loisir recherchés
Les universités québécoises devront mettre plus que les bouchées doubles afin de former des maîtres du loisir comme Daniel Gélinas, le directeur du 400e. Rien que du côté municipal, le départ à la retraite de 40 % des employés d'ici cinq ans libérera 1600 postes dans ce domaine. Or, à peine 160 étudiants obtiennent leur diplôme chaque année. « On ne suffit pas à la demande et les programmes sont loin d'être contingentés », s'inquiète François de Grandpré, responsable du programme en loisir, culture et tourisme de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). En effet, l'Université Concordia, à Montréal, et l'UQTR offrent les deux seuls baccalauréats de la province et pourraient facilement accroître leurs admissions de 30 %. Cinq cégeps offrent aussi une technique. Quant aux études de deuxième cycle, seule l'UQTR propose une maîtrise, celle qu'a obtenue M. Gélinas. « On développe des compétences en loisirs, mais on forme aussi des agents de développement régional et local qui sont recrutés ailleurs », explique-t-il. Avant, les étudiants se demandaient où envoyer leur CV. Aujourd'hui, ils se demandent quelle offre d'emploi accepter.» Ainsi, le taux de placement frôle les 100 %. Les salaires de base sont acceptables et la progression de carrière aussi, estime André Thibault, directeur de l'observatoire québécois du loisir de l'UQTR. Un technicien diplômé commencera sa carrière avec un salaire de 24 000 $ et un universitaire, à 35 500 $. En quelques années, un directeur des loisirs d'une municipalité de 10 000 habitants touchera entre 55 000 et 70 000 $.
(www.cyberpresse.ca, 07/10/2008)
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